Héliopolis
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Héliopolis (la ville du soleil) est le nom donné par les grecs à la ville antique de Onou (ou Onou-Iounou), capitale du treizième nome de Basse-Égypte. Le site porte aujourd'hui le nom arabe de Aîn-ech-Chams. Les premières constructions datent du XXVIIe siècle av. J.-C.
Ville solaire, on y adorait des divinités liées au soleil:
- Le dieu Khépri, representant le soleil renaissant
- Le dieu Rê, le soleil a son zénith
- Le dieu Atoum, le soleil couchant
- Le Bénou (ancêtre du Phénix)
C'est ici qu'était vénérée la sainte énnéade, ou assemblée des neufs dieux, qui issus de Ré symbolisaient la création du monde:
- Ré - le soleil - le feu divin
- Shou - l'air - le souffle du dieu
- Tefnout - l'humidité - sa semence
- Geb - la terre
- Nout - la voà»te céleste
- Osiris
- Isis
- Seth
- Nephtys
De cette cité sacrée, la troisième ville du pays après Thèbes et Memphis, décrite par Hérodote comme des plus savantes, avec son grand temple dédié au soleil Rê et ses quartiers pour les prêtres il ne reste plus rien sauf le tracé de l'enceinte du principal sanctuaire et un obélisque de Senusert Ier (Sésostris Ier) de la XIIe dynastie du Moyen empire qui marquait sans doute avec d'autres l'entrée d'un des principaux temples.
En effet, de nombreux obélisques ornaient la cité, mais ils furent systématiquement arrachés au sol pour orner les grandes villes grecques et romaines. On les a retrouvés et à nouveau érigés à Alexandrie, Rome, Constantinople, etc. Une maquette datant de l'époque de Sethi Ier nous présente le plan de l'entrée du temple d'Atoum, avec son pylà´ne précédé de colosses, de sphinx et d'obélisques, auquel on accédait par un escalier monumental. Un autre plan sur papyrus cette fois, et datant d'Amenhotep II de la XVIIIe dynastie nous décrit un temple à trois pylà´nes successifs qui donnaient accès à de grandes cours bordées de portiques. Quelques vestiges d'un naos en grés sont conservés au musée du Caire ainsi que des reliefs datant de Djoser de la IIIe dynastie prouvant l'ancienneté du sanctuaire.
Héliopolis et ses sanctuaires influencèrent de tout temps la royauté et les cultes. Ne parlait-on pas de Thèbes comme de "l'Héliopolis du Sud" et dont le culte d'Amon fut associé à celui de Ré dès le Moyen Empire. A l'Ancien Empire, la Ve dynastie serait issue selon la légende de l'union de Rê et d'une des prêtresses du temple d'Héliopolis. De fait les pharaons de la Ve dynastie édifièrent, en plus de leurs complexes funéraires d'Abousir au nord de Saqqarah, des temples solaires dont l'élément principal était le Benben, obélisque massif. Le plan général du grand temple de Ré serait à rapprocher de ceux des temples solaires des pharaons de cette dynastie retrouvés à Abou Ghorab et Abousir dont ils se seraient inspirés. Une chaussée montante reliant deux temples dont le principal comportait un massif obélisque en maçonnerie qui domine une cour à ciel ouvert au centre de laquelle se trouvait un autel solaire formé d'un disque encadré de signes "hotep".
Cette hypothèse n'a jamais été vérifiée sur le site de l'ancienne Héliopolis.
Jusqu'à l'époque Romaine, les rois et reines de la basse époque puis de la période ptolémaà¯que ornèrent le sanctuaire. De nombreuses statues, sphinx, stèles commémoratives, colosses, et bien sà»r les obélisques attestent la ferveur du culte jusqu'à la prise de pouvoir d'Auguste.
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