Encyclopedie-1.com

Accueil | Plan du Site
Google

Histoire des États-Unis (1865-1918)

Sommaire
1 Les suites de la guerre de Sécession et la Reconstruction
2 L'à‚ge d'Or et la République Impérialiste
3 Première guerre mondiale
4 Voir aussi

Les suites de la guerre de Sécession et la Reconstruction

L'ampleur des destructions causées par l'invasion du Sud, sa défaite, suivie par une politique d'exploitation économique des États vaincus après la guerre font naître une amertume durable dans le Sud à  l'égard du gouvernement des États-Unis. L'incapacité du gouvernement fédéral a réunir et réconcilier réellement le pays est la cause de son échec pendant plusieurs décennies à  garantir les droits civiques des anciens esclaves Noirs dans le Sud.

La période qui suit la guerre de Sécession et qui vit la réintégration des États sécessionnistes dans l'union, ainsi que la politique menée à  leur égard pendant cette période se nomme la Reconstruction. Abraham Lincoln avant son assassinat, prone une politique modérée, mais l'immense coà»t humain de la guerre et les changements sociaux qu'elle apporta amène le Congrès à  bloquer la réadmission des États rebelles dans l'Union sans que soient remplies des conditions préalables. Une série de loi sont promulguées à  cet effet.

Une des questions majeure de la reconstruction est celle des droits civiques pour les anciens esclaves des États du Sud. En réponse aux tentatives du Sud de refuser ces droits, le Congrès vote une loi des droits civiques (Civil Rights Act) de 1866 (une autre suivra en 1875). Le congrès est en conflit avec le président Andrew Johnson, partisan d'une politique aussi limitée que possible, et qui utilise, surmonté par la majorité requise des deux tiers au congrès. Le conflit aboutit à  une procédure d'impeachment contre le président en 1868, voté par la Chambre, avant qu'il ne soit acquitté par le Sénat, à  une voix près.

Après d'important gains du Parti républicain aux élections de mi-mandat en 1866, la première loi de reconstruction (first reconstruction act) est adoptée le 2 mars 1867. Il déclare d'emblée « Il n'existe en ce moment ni gouvernement légal, ni protection adéquate de la liberté ou de la propriété dans les États rebelles Â». L'acte, qui prévoit le gouvernement du Sud, divisé en cinq districts (à  l'exception du Tenesee réintégré en 1866) par les autorités militaires, est plusieurs fois renforcé jusqu'au dernier des reconstruction act) voté le 11 mars 1868.

La période de la Reconstruction entraine des mouvements considérables dans la société du Sud. Des aventuriers du Nord (carpetbaggers) viennent tenter de participer à  la vie politique. Des éléments de la société sudiste fondent Ku Klux Klan, mouvement terroriste anti droits civiques.

Trois amendements à  la constitution sont adoptés dans l'après guerre : le XIIIe qui abolit l'esclavage ; le XIVe qui accorde la citoyenneté et l'égalité des droits aux Noirs, et le XVe, qui leur accorde le droit de vote. La ratification du XIVe, puis du XVe, est imposée aux États du Sud comme une des conditions de leur réintégration dans l'Union. La réintégration est effective en 1870, mais la politique de la reconstruction se poursuit jusqu'en 1877, date à  laquelle l'élection présidentielle, indécise, est décidée par la Chambre des représentants en faveur de Rutherford Hayes, le candidat du Nord, au détriment de Samuel Tiden, soutenu par le Sud. Il est généralement admis que cette élection est obtenue en échange de la fin de la reconstruction, cet échange étant appelé "compromis de 1877". La théorie ne fait pas l'unanimité des historiens. Quoi qu'il en soit, la Reconstruction prend effectivement fin à  ce moment.

La fin de la Reconstruction signifie aussi la fin des droit civiques pour les Noirs américains. Les années passant, le Nord perd son intérêt pour la question, et le Sud est de fait autorisé à  établir la ségrégation raciale. Après la période de la Reconstruction, une grande partie de la législation des droits civiques est déclaré anticonstitutionnelle par la Cour suprême. Tout particulièrement, la Cour suprême déclare dans les Civil Rights Cases de 1883 que le Civil Rights Act de 1875 est inconstitutionnel, le XIVe amendement ne concernant que États et non les personnes, le Congrès ne peut interdire aux personnes et entreprises privées (transport, restauration, theatres) de pratiquer la ségrégation. En 1896, la cour va plus loin et dans l'arrêt Plessy v. Ferguson, la cour autorise les États eux mêmes à  pratiquer la ségrégation, à  condition que les conditions offertes aux deux races soient "séparées mais égales" (doctrine separate but equal). Ce n'est qu'à  partir de l'arrêt historique Brown v. Board of Education de 1954 que la doctrine fut remise en cause. Un nouveau Civil Rights Act est voté par le Congrès en 1964, et cette fois, soutenu par la Cour suprême. Cet acte, avec le Voting Rights Act (loi sur le droit de vote) de 1965, met effectivement fin à  la ségrégation.

L'à‚ge d'Or et la République Impérialiste

La fin du XIXe siècle marque le début d'une période d'expansion du Néo-Impérialisme, poussant les USA sur la scène mondiale :

  • 1893 : La reine Liliuokalani est déposée par un coup d'État américain ; provoque l'annexion de Hawaii aux USA en 1898.
  • 1898 : La Guerre Hispano-Américaine les USA prennent le contrà´le des colonies espagnoles: Cuba, les Philippines, Porto Rico et Guam.
  • 1903 : Intervention en Colombie pour assurer l'indépendance de Panama et pour récupérer la zone afin de construire le canal.

L'expansionnisme américain prend alors bien sà¹r sa source dans des préoccupations domestiques et économiques, comme chez d'autres nations nouvellement industrialisées : aux États-Unis comme en Allemagne, les investissements supportent et accélèrent le progrès économique, avec la création d'infrastructures coà»teuses, comme le chemin de fer et d'autres travaux publics. Les conclusions du Recensement de 1890, cependant, popularisées par l'historien Frederick Jackson Turner dans son article « L'importance de la Frontière dans l'Histoire Américaine Â», contribuent à  la peur de voir les ressources naturelles diminuer. La Panique de 1893 et la dépression qui s'ensuit amène des hommes d'affaires et des politiciens aux mêmes conclusions que d'autres personnalités d'État de la génération précédente telles que : Léopold II de Belgique, Jules Ferry, Benjamin Disraeli, Joseph Chamberlain, et Francesco Crispi. Ces conclusions sont que l'industrie est vraisemblablement en sur-capacité et produit plus de biens que les consommateurs domestiques ne pouvent en acheter.

Comme lors de la Grande dépression en Europe, qui nourrit les doutes sur une résistance politique grandissante du capitalisme mondial, les principales caractéristiques de cette dépression sont la déflation, le déclin rural et le chà´mage (indicatif de sous-consommation), qui aggravent les dures protestations sociales de l'à‚ge d'Or - le mouvement populiste, la croisade free-silver, et des violents conflits ouvriers tels que la grève Pullman. De même, la période post-1873 en Europe voit une réémergence des organisations militantes dans les classes ouvrières et des cycles de grandes grèves. De fait, le passage rapide à  l'impérialisme de la fin du dix-neuvième siècle peut être corrélé avec les cycles de dépressions économiques qui affectent de nombreuses classes d'élites. à€ l'instar de la Longue Dépression (une ère de chà´mage aggravé et de déflation des prix des biens manufacturés), la Panique de 1893 contribue à  une compétition acharnée pour la conquête des marchés de la « sphère d'influence Â» grandissante des États-Unis, qui commence à  empiéter sur celle de la Grande Bretagne, particulièrement dans le Pacifique et l'Amérique du Sud.

L'Allemagne, les États-Unis, l'Italie, et d'autres empires récemment industrialisés ont relativement moins besoin, par rapport au Royaume-Uni, d'exporter leur surplus de capital. Aussi ces nations utilisent-elles le protectionnisme et l'impérialisme formel, une fois attaqués par les adhérents au laissez faire, pour combattre l'avantage inégal des Britanniques sur les marchés internationaux.

Certains politiciens, tels que Henry Cabot Lodge, William McKinley, et Theodore Roosevelt, défendent une politique étrangère plus agressive afin de sortir les États-Unis de la dépression sous la seconde Administration "Grover Cleveland", connue pour sa politique intérieure (et extérieure) rappelant le libéralisme gladstonien.

Cependant, lors de la Première Guerre Mondiale, la montée de l'impérialisme militaire américain aura pour effet de sauver les Alliés, empires libéraux plus anciens et mieux établis, de la menace émergente des Prussiens, absolutistes et néo-mercantilistes, quoique à  un coà»t énorme.

Lorsque le Reich Allemand réagit à  la dépression par l'adoption de barrières douanières protectionnistes en 1879, les États-Unis les imitent avec l'élection écrasante de William McKinley, qui s'était distingué six ans auparavant avec les Barrières Douanières McKinley de 1890.

La menace que l'Amérique fait peser sur les Britanniques est alors intensifiée par son ascension comme une grande puissance militaire et politique après la Guerre Civile : adoption de barrières douanières protectionnistes, acquisition d'un empire colonial en 1898 et construction d'une puissante flotte militaire -— la Grande Flotte Blanche. Tout cela sous l'Administration ‘Theodore Roosevelt', successeur de McKinley (assassiné), plus agressif, raciste, et militariste.

Ces événements, introduits par la Seconde Révolution Industrielle, sont reproduits parallèlement en Allemagne, qui émerge comme une puissance militaire potentielle après sa propre réunification, l'adoption de barrières douanières en 1879, l'acquisition d'un empire colonial en 1884-85 et la construction d'une puissante flotte après 1898. Dans le Pacifique, depuis la Restauration Meiji, le développement du Japon suit un schéma similaire, derrière l'Occident, dans l'industrialisation et le militarisme, et lui permet d'établir une tête de pont ou ‘sphère d'influence' dans la Chine Qing. Bien que les investissements américains aux Philippines et Porto Rico demeurent relativement faibles, ces colonies sont des postes avancés stratégiques pour étendre les échanges avec l'Asie, en particulier la Chine, et l'Amérique Latine. Les E.U. peuvent ainsi récolter les bénéfices de la politique de « Porte Ouverte Â» de la Chine et de la « Diplomatie du Dollar Â» sous Taft - une sorte de variante de la politique britannique de colonialisme informel.

Tous ces développements, en Allemagne, Japon ou aux E.U., amènent le Royaume-Uni à  l'impérialisme formel à  cause de sa part (relativement) déclinante dans le commerce d'export mondial. L'impérialisme des E.U., cependant, marqué par la réaffirmation de la Doctrine Monroe (formalisée dans le Corollaire de Roosevelt à  la Doctrine Monroe en 1904), poursuit sa tache de de remplacement du Royaume-Uni comme principal investisseur en Amérique Latine, un processus en grande partie achevé à  la fin de la Grande Guerre.

Première guerre mondiale

Au cours du XXe siècle les États-Unis sont impliqués dans deux Guerres Mondiales. Après avoir fermement maintenu leur neutralité lorsque la Première guerre mondiale éclate en 1914, les États-Unis entrent en guerre le 6 avril 1917 après l'interception par les Britanniques du Télégramme Zimmerman. Auparavant en 1917 les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'Allemagne du fait de la politique de guerre sous-marine de celle-ci, menée contre les bà¢timents civils. Avec l'aide américaine le Royaume-Uni, la France et l'Italie gagnent la guerre, et imposent de dures sanctions économiques à  l'Allemagne dans le Traité de Versailles. Malgré les appels du Président Woodrow Wilson pour des termes plus acceptables, l'impact économique des réparations requises par le Traité est sévère. La misère qu'il produit en Allemagne aide Adolf Hitler à  prendre le pouvoir en Allemagne en 1933. Le Sénat des États-Unis ne ratifie pas le Traité de Versailles ; au contraire, ils signent des traités de paix distincts avec l'Allemagne et ses alliés.

Désillusionnés par la guerre qui n'a pas permis d'atteindre les hauts idéaux promis par le Président Woodrow Wilson, le peuple américain choisit alors l'isolationnisme: ils tournent leur attention vers l'intérieur, loin des relations internationales, uniquement sur les affaires domestiques.

Voir aussi

Histoire des États-Unis




Google


Encyclopedie-1.com - Plan du Site: - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z
Autre Sites: Achat-DVD.XS5.com - MovieWalrus.com -