Louis-Alexandre Berthier
Louis-Alexandre Berthier, 20 novembre 1753 à Versailles - 1 juin 1815 à Bamberg. Maréchal françaisÉlève de l'école du génie de Mézières en 1764, ingénieur-géographe, Berthier participe à la guerre d'Indépendance des États-Unis d'Amérique.
Sa promotion de lieutenant-colonel, le 11 juillet 1789, précède de quatre jours sa nomination comme major général de la garde nationale de Versailles. Maréchal de camp à l'armée du Nord, chef d'état-major de La Fayette puis de Luckner, il est destitué après le 10 aoà»t 1792, suspecté de royalisme. Il attend jusqu'en mai 1793 qu'on l'autorise à servir comme volontaire dans l'Ouest insurgé. Biron le prend pour chef d'état-major. Il n'est réintégré dans son grade qu'en mars 1795 comme chef d'état-major de l'armée des Alpes et d'Italie. Général de division en juin 1795, il fait la connaissance de Bonaparte qui s'attache ce militaire savant et expérimenté et le nomme chef d'état-major de l'armée d'Italie.
C'est aussi un guerrier courageux : il est au pont de Lodi, reçoit une blessure à Marengo, son cheval tué sous lui à Wagram. Il est par deux fois ministre de la Guerre, du 11 novembre 1799 au 4 avril 1800, un poste important pour préparer le coup d'États de Brumaire, et du 8 octobre 1800 au 9 aoà»t 1807.
L'Empereur le comble d'honneurs : maréchal en mai 1804, prince de Neuchà¢tel et de Vallengin en mars 1806, prince de Wagram en aoà»t 1809. Agé de soixante et un ans en 1814, il aspire à la paix et accueille Louis XVIII à Compiègne, chevauchant devant lui lors de son entrée à Paris. Au retour de Napoléon, il accompagne le roi et se voit rayé de la liste des maréchaux. Ayant rejoint sa famille à Bamberg, en Bavière, il tombe d'une fenêtre au troisième étage du chà¢teau. S'agit-il d'un crime, d'un attentat pour l'empêcher de se rallier à Napoléon, ou d'un suicide lié à l'état dépressif du maréchal depuis le retour de Napoléon ?
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