Ludwig van Beethoven
| Musique classique |
| Compositeurs |
| A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M |
| N-O-P-Q-R-S-T-UV-W-XYZ |
| Grandes périodes |
| Moyen à‚ge-Renaissance |
| Baroque-Classique-Romantique |
| Moderne-Contemporaine |
| Les Instruments |
| claviers - cordes - percussions |
| bois - cuivres - voix |
| Interprètes |
| Formations et ensembles |
| Théorie / Terminologie |
| Glossaire - Termes italiens |
| Formes musicales |
| Instrumentale Lyrique Religieuse |
| Méta - |
Beethoven est encore actuellement un des compositeurs les plus joué et les plus écouté. Ses symphonies (en particulier les 5e, 6e ,7e et 9e) et ses concertos pour piano (en particulier le 4e et le 5e) sont les Å“uvres les plus populaires mais ne résument pas le génie du compositeur.
| Sommaire |
|
2 Style musical et innovations 3 Ses œuvres |
Ludwig naquit à Bonn (Allemagne) ; il reçut le prénom de son grand père. Ses talents musicaux se manifestèrent très tà´t et son père tenta, sans succès, d’en profiter pour le montrer en tant qu’enfant prodige, quitte à tricher un peu avec la réalité, en indiquant que son fils était né en 1772 et non en 1770.
A l’à¢ge de 22 ans, il partit pour Vienne (Autriche) o๠il étudia sous la direction de Joseph Haydn. Il y eu vite une réputation de pianiste virtuose et d’improvisateur, puis y commença ses premières compositions.
Au début du XIXe siècle sa réputation comme compositeur majeur et novateur n’était plus à faire. à€ cette même période, il commença à perdre de son acuité auditive, ce qui ne l’empécha pas de continuer à composer et de signer la 9e symphonie, une Å“uvre majeure composée alors qu’il était totalement sourd ainsi que par la suite ses meilleurs quatuors à cordes.
Ludwig van Beethoven est enterré au Cimetière central de Vienne.
L’œuvre de Beethoven, dans l’histoire musicale, représente une transition entre l’ère classique (1750-1810) et l’ère romantique (1810-1900). Beethoven ouvre l’ère du grand orchestre qui se substitue à l’orchestre classique, mais dans sa Cinquième Symphonie, il présente un motif agressif en ouverture qu’il réutilise tout au long de ses quatre mouvements. La transition du troisième au dernier mouvement se fait attacca : sans interruption. La Neuvième Symphonie, enfin, introduit un chÅ“ur (au quatrième mouvement), pour la première fois.
Il écrit un opéra (Fidelio), utilisant les voix comme des instruments symphoniques, et sans se soucier des limitations des choristes.
S’il triomphe auprès du grand public, c’est aussi grà¢ce à la force émotionnelle de ses Å“uvres.
Sur le plan de la technique musicale, c’est l’emploi de motifs qui nourrissent des mouvements entiers qui est retenu comme apport incontournable. Surtout d’essence rythmique, ce qui constitue une grande nouveauté, ils se modifient, se multiplent pour constituer des développements étourdissants o๠jaillit cette force émotionnelle qui le caractérise. La virtuosité de l’utilisation (parfois presque cyclique) de ces petites cellules, sans épuisement, dépasse à ce point l’entendement qu’elle crée un vertige admiratif chez l’auditeur, symptà´me assez rare qui lui vaut son statut de génie - revendiqué par l’ensemble des Histoires de la Musique.
Beethoven est aussi l’un des tout premiers à se pencher sur l’orchestration avec autant de soin. Dans les développements, des associations changeantes, notamment au niveau des pupitres de bois, permettent d’éclairer de façon singulière les retours thématiques, eux aussi légèrement modifiés sur le plan harmonique. Les variations de ton et couleur qui s’ensuivent renouvellent le discours tout en lui conservant les repères de la mémoire.
Si, maintenant, le grand public connaît surtout ses Å“uvres symphoniques (symphonies et concertos), c’est sa musique de chambre qui était la plus novatrice. En particulier ses 32 sonates pour piano et ses 16 quatuors à cordes. <--!généralisation glissante : les sonates à deux et les trios sont très classiques, et les symphonies, très novatrices ; quant aux concerti, c’est à voir-->
Haydn a composé plus de 100 symphonies et Mozart plus de 40. Pourtant il a suffit à Beethoven d’en composer 9. Le secret est que ces 9 symphonies ont chacune une identité propre. Ses deux premières sont très classiques. La 3e symphonie dite « héroà¯que », va marquer un grand tournant dans la monde musical. Le premier mouvement, à lui seul, est plus long que la plupart des symhonies écrites à cette date. Cette Å“uvre monumentale, écrite au départ en hommage à Napoléon, révèle Beethoven comme un grand architecte musical.
La 4e symphonie est bien plus courte mais néamoins très agréable. Puis viennent deux monuments créés le même soir, la 5e symphonie et la 6e symphonie. La cinquième et son fameux motif du destin (le « po po po pooom ») peut se rapprocher de la troisième par son aspect monumental. Un autre aspect novateur est l’utilisation répétée du motif de 4 notes sur lequel repose presque toute la symphonie. La 6e symphonie dite « la pastorale », évoque à merveille la nature que Beethoven aimait tant. En plus de moments paisibles et rêveurs, la symphonie possède un mouvement o๠la musique peint un orage des plus réalistes.
Sa 7e symphonie est, selon Richard Wagner, « l’apothéose de la danse ». Malgré une marche funèbre, cette symphonie est marquée par son aspect joyeux et son rythme frénétique. La symphonie suivante est une petite symphonie, comme le dit Beehoven lui-même, mais très agréable. Rien à voir avec sa 9e symphonie et dernière symphonie terminée (il commença une dixième). Si elle dure plus d’une heure, c’est surtout son dernier mouvement, l’Hymne à la joie, sur un texte de Friedrich von Schiller, qui a marqué. l’Hymne à la joie est l’hymne européen. Cette Å“uvre appelle à l’amour et à la fraternité entre tous les hommes et la partition fait maintenant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
En plus des ses symphonies, Beethoven a écrit un Concerto pour violon, dont il fit une transcription pour piano appelée Sixième concerto, un Concerto triple pour violon, violoncelle et piano et encore 5 concertos pour piano. De ses 5 concertos, le cinquième est le plus typique du style beethovenien, mais il ne faut pas oublier des moments inoubliables, comme par exemple le deuxième mouvement du quatrième concerto.
Beethoven a encore composé plusieurs ouvertures, deux messes (on retiendra surtout la Missa solemnis) et un opéra Fidelio.
Dans la musique de chambre, un autre monument est formé des 16 quatuors à cordes. C’est sans doute là que Beethoven a été le plus novateur. Le quatuor à cordes a été popularisé par Haydn puis Mozart, mais c’est Beethoven qui a utilisé au maximum les possibilités de cette formation. Le quatuor à cordes n’a, depuis Beethoven, pas cessé d’être un passage obligé de chaque compositeur.
Dans sa musique de chambre, restent des sonates pour violoncelle et piano et pour violon et piano, en plus d’œuvres isolées diverses et souvent de qualité.
De la liste qui suit, toutes les Å“uvres jusqu'à l'opus 135 furent publiées du vivant du compositeur.
Biographie
Style musical et innovations
L’ensemble de ce traitement orchestral représente une véritable innovation.
Il en va ainsi des très-fameux : Premier mouvement du Quatrième Concerto (donné dès les premières mesures), Premier mouvement de la Cinquième Symphonie (idem), Deuxième mouvement de la Septième Symphonie (au rythme anapestique). Le tourbillonnement toujours renouvelé qui en résulte est extrêmement saisissant, à l’origine de cette grande véhémence qui « vient », sans cesse, chercher l’auditeur.Å’uvres symphoniques
Musique de chambre
Beethoven a écrit 32 sonates pour piano. Le piano, c’est son instrument et ses sonates permettent de suivre l’œuvre de Beethoven au cours de sa vie. On considère le Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach comme l’ancien testament du pianiste et ces 32 sonates comme le nouveau testament. Ses sonates les plus connues sont la sonate Hammerklavier et la sonate Au clair de lune. Beethoven a profité, tout au long de sa vie, des progrès de créateurs de piano (le pianoforte). Dans l’œuvre pour piano de Beethoven, il ne faut pas négliger ses 33 Bagatelles (notamment la trop fameuse Lettre à Élise) mais surtout ses Variations Diabelli, véritable testament de Beethoven pianiste.Ses Å“uvres
Les numéros d'opus de son Å“uvre ont été donnés par ses éditeurs et suivent l'ordre de publication (plutà´t que l'ordre d'écriture). Par exemple l’Octuor pour instruments à vent écrit en 1792 est l'opus 103, alors que les opus 102 et 104 furent écrits en 1815 et 1817 respectivement.