Malaria
La malaria (de l'italien mauvais air) ou paludisme est une parasitose due à un protozoaire. Elle est la cause d'environ deux millions de décès dans le monde principalement dans les régions tropicales et en Afrique sub-saharienne.
La cause de la maladie a été découverte par un médecin de l'armée française, Charles Louis Alphonse Laveran, qui recut le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1907.
Le parasite Plasmodium (surtout P. falciparum et P. vivax, plus rarement P. ovale et P. malariae) est transmis par un insecte appelé anophèle. Le parasite sévit, à l'état endémique et infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang.
| Sommaire |
|
2 Diagnostic 3 Traitement et prévention |
Lors d’un repas de sang, le moustique responsable : Anophèle injecte le parasite à l'Homme. Le parasite est alors sous la forme d'un sporozoà¯te. Il circule dans le sang pour pénétrer dans le foie 1 heure après. Dans le foie le parasite se multiplie par division cellulaire pendant 10 à 15 jours. Cette phase va aussi permettre au parasite de survivre longtemps dans l'organisme, alors qu'il aura disparu du sang. C'est ce qui explique les rechutes à longue échéance pour deux Plasmodium : vivax et malariae.
Quand ils se libèrent du foie, ils ont changé de forme et deviennent des mérozoà¯tes. Ceux-ci circulent dans le sang et vont infecter les globules rouges. Ils se nourrissent de l'hémoglobine et se multiplient. Puis ils se libèrent en faisant éclater les hématies. Ce sont ces éclatements brutaux et synchrones qui sont à l'origine des accès de fièvre. Le temps qui s'est écoulé entre la pénétration d'un parasite dans un globule rouge et l'éclatement de celui-ci lors de la sortie des parasites est de 72 heures pour Plasmodium vivax et P. falciparum et de 96 heures pour P. malariae. La destruction de ces cellules provoquent une anémie et dans le cas du paludisme cérébral, la mort intervient à la suite d'une obstruction des vaisseaux sanguins du cerveau par les globules rouges infectées.
Les mérozoà¯tes libérés vont parasiter d'autres globules rouges et le cycle asexué continue.
Après quelques cycles asexués apparaissent des parasites de forme spéciale, les gamétocytes qui restent dans le sang périphérique, ce sont des formes sexuées produites par le Plasmodium.
Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence du parasite dans le sang, par frottis sanguin ou goutte épaisse.
Trois espèces de plasmodium sont pathogènes pour l'homme, mais différenciés par leur répartition géographique et par leur effet pathologique :
Si la malaria est diagnostiquée rapidement, elle peut être traitée par la quinine (depuis le XVIIe siècle). On utilise maintenant quinacrine, chloroquine et primaquine, réduisant ainsi le besoin de quinine.
Certaines formes du Plasmodium ont développé des résistances à ces médicaments ce qui complique le traitement. En Afrique de l'ouest, o๠les vagues de malaria sont particulièrement virulentes, le Larium est maintenant recommandé malgré ses effets secondaires psychologiques.
A titre de prévention, le plus simple est d'éviter la piqà»re de l'insecte. L'utilisation de produits anti-insectes (tel le DEET) et de moustiquaires réduisent les infections de malaria.
Des recherches portent actuellement sur l'Artemesia, une plante contenant des substances qui ne sont pas des dérivées de la quinine.Cycle du plasmodium
Les parasites lors de cette phase n'ont aucune chance de survie dans l'homme. Ils restent vivant jusqu'à 20 jours puis disparaissent. Ils ne pourront poursuivre leur évolution que chez le moustique.
A ce moment si une anophèle pique une personne malade, elle absorbe des gamétocytes contenu dans le sang. Diagnostic
La maladie se traduit essentiellement par une fièvre intermittente. Le traitement et la prophylaxie individuelle font appel aux dérivés de la quinine.Traitement et prévention