Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier
Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de la Fayette (aussi connu sous le nom de Marquis de La Fayette) (6 septembre 1757 - 20 mai 1834),
Né au chà¢teau de Chavaniac en Auvergne, Marie-Joseph Paul du Motier est issu d'une famille noble. Son père décède à Minden (Allemagne) en 1759, et sa mère ainsi que son grand-père décèdent en 1770. A l'à¢ge de 13 ans, il se retouve orphelin et fortuné. à€ 16 ans, il se marie avec Marie Adrienne Francoise de Noailles (†1807), fille du duc d'Ayen et petite-fille du duc de Noailles, une des familles les plus influentes du royaume. La Fayette choisit alors de suivre une carrière militaire comme son père.
Il entre à la maison militaire du roi en 1772. Le jeune capitaine des dragons a 19 ans lorsque les colonies anglaises d'Amérique déclarent leur indépendance. Déjà sensibilisé à cette cause par son amitié pour Benjamin Franklin, à l'annonce de cette nouvelle, son cÅ“ur s'enflamme. En avril 1777, bravant l'interdiction du roi, il s'embarque pour l'Amérique. Après un voyage de deux mois, il accoste à Philadelphie, siège du gouvernement des colonies. Il offre ses services au Congrès en déclarant : C'est à l'heure du danger que je souhaite partager votre fortune. Il est incorporé non sans difficulté dans l'armée des États-Unis avec le grade de major-général. Son rà´le militaire est interrompu par une période de 6 mois o๠George Washington le missionne pour convaincre le roi de France d'envoyer un véritable corps expéditionnaire.
Accueilli chaleureusement, il reçoit le titre de colonel de cavalerie. De retour aux États-Unis, il reçoit sur demande de Washington, avec lequel il entretiendra une amitié durable, le commandement des troupes de Virginie. Il participe en 1780 à la bataille décisive de YorkTown qui conduit à la capitulation de CornWallis.
Il rentre au pays en 1782 o๠il est promu maréchal de camp.
Porte-parole de l'aristocratie libérale, député de la noblesse d'Auvergne aux États généraux, membre de la Société des amis des Noirs et franc-maçon, il rêve d'apparaître, lui, le « héros de la liberté des deux mondes », comme un Washington français. D'abord favorable à la Révolution, il est nommé commandant de la Garde nationale en juillet 1789.
En décembre 1791, trois armées sont constituées sur le front est pour repousser les Autrichiens. La Fayette prend le commandement de l'une d'entre elles. Mais voyant que la vie du couple royal était, chaque jour, de plus en plus menacée, il s'oppose au parti Jacobin, avec l'intention d'utiliser son armée pour rétablir une monarchie constitutionnelle. Le 19 aoà»t 1792, il est déclaré traître à la nation. Obligé de se réfuger à Liège, il sera capturé par les Prussiens puis les Autrichiens, en dépit des interventions de sa femme et des États-Unis. Sa libération sera obtenue par Napoléon au traité de Campo Fermio en 1797. Le Directoire lui interdit cependant de rentrer en France. Il finit par rentrer en 1799 ; en 1802 il s'oppose au titre de consul à vie de Napoléon ; en 1804, il vote contre le titre d'Empereur.
Durant le premier empire, il vit retiré des affaires publiques, mais se rallie aux Bourbons en 1814. Avec Fouché, il participe à la déchéance de l'Empereur.
Il retourne en Amérique pour une tournée triomphale dans 182 villes de juillet 1824 à septembre 1825. Il reçoit du peuple américain 200 000 dollars et 12 000 ha en Floride.
Lors de la révolution de 1830, retrouvant sa popularité de l'année 1789, il a ses propres partisans qui le poussent à jouer un rà´le de premier plan, mais il se rallie lui-même à la cause orléaniste et soutient Louis-Philippe à qui il donne la cocarde tricolore. Lafayette retrouve le commandement de la Garde Nationale pour quelque mois.
La Fayette meurt à Paris le 20 mai 1834. Il est enterré au cimetière de Picpus, Paris.
Le rà´le du marquis de La Fayette dans l'histoire de l'indépendance américaine est consacré de longue date à Washington par un square à son nom, avec au centre sa statue équestre, devant la Maison Blanche.
Cependant, le 8 aoà»t 2002, il a été élevé à titre posthume citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique, un privilège rare n'ayant été accordé auparavant qu'à quatre reprises dans l'histoire américaine.Hommages et événements