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Mercure (mythologie)

 

Mercure (rom.) / Hermès (gr) est le dieu du Commerce, des Voyages et messager des autres dieux dans la Rome antique/l'empire Romain. Ses attributs traditionnels sont la bourse - le plus souvent tenue à  la main -, le Pétase ailé ou non, le caducée, des sandales ailées ainsi que le coq et/ou le bouc.

Historiquement, il s'agit de la fusion du dieu grec Hermès et d'un dieu pré-romain - peut-être étrusque - du contrat. Ce terme de contrat est à  prendre au sens large : aussi bien contrat marchand, qu'accord entre des personnes portant sur des choses non monétaires.

Cette fusion a eu lieu, comme toutes les assimilations mythologiques, artistiques, culturelles, juridiques... de Rome avec la Grèce antique, au cours du IIe siècle avant notre ère.

Plus tard, le dieu romain a encore subit des modifications, notamment en Gaule romaine o๠il a subit ce que l'on appelle le syncrétisme gallo-romain. C'est-à -dire qu'il a, bien que toujours dénommé de la même façon et réprésenté de même - à  part certaines variantes mineures -, été « amalgamé Â» avec des grands dieux celtiques ou des divinités topiques en fonction des peuples gaulois ou des lieux. Ainsi, en Gaule romaine, ce n'était pas tout à  fait au Mercure de Rome qu'on vouait un culte - sauf lors de cérémonies officielles romaines, de cultes de colons Romains expatriés ... - , mais à  des Mercures gaulois.

De plus, aussi bien en Gaule qu'à  Rome, il semble représenter un des aspects des fonctions tripartites indo-européennes, la troisième fonction, la fonction artisanat/commerce. Bien que parfois, rarement, il semble représenter la première fonction cultuelle/divine. Parfois également, sa place, pour la troisième fonction, est occupée par Athéna/Minerve, divinité - entre autres - des artisans.

Sommaire
1 Ses attributs :
2 Son animal favori :
3 Pouvoir :
4 Liens de parenté :

Ses attributs :

Les sandales ailées, le caducée.

Son animal favori :

Le coq.

le voyage

Pouvoir :

C'est le dieu du Commerce, des Voyageurs et des Voleurs et également le messager des dieux. Il est toujours prêt à  accompagner une à¢me et à  lui ouvrir les portes du domaine des morts.

Liens de parenté :

Mercure est le fils de Jupiter et Maà¯a. Il a tellement eu de liaisons qu'on ne compte plus ses descendants.


Hermès (Mercure chez les Romains) est le fils de Zeus et de Maia, d'après Hésiode.

Il avait les attributions les plus variées et portait divers surnoms, correspondant à  ces différentes fonctions : Hermès Nomios ou Criophoros (dieu des Troupeaux) ; Agétor, Hégémonios, ou Enodios (dieu des routes et des carrefours) ; Agoraios (dieu des marchés et du commerce) ; Kerdà´os (dieu du gain) ; Logios (dieu de l'éloquence) ; Enagà´nios (dieu des concours) ; Psychopompos (dieu chargé de conduire les à¢mes aux Enfers), etc.

Le Caducée insigne des médecins et des hérauts Le petassos, chapeau à  large bord, symbole des commerçants et des voyageurs Les sandales ailées rappellent qu'il est le messager de Zeus

D'après la légende arcadienne, Hermès était né sur le Cyllène. A peine né, il inventa la lyre avec une carapace de tortue. Puis il déroba cinquante bÅ“ufs du troupeau d'Apollon. Ce dernier le traina devant son père mais il réussit à  lui dérober son arc et ses flèches. Le dieu des voleurs était né. Zeus lui ordonna de restituer ses larcins et pour se faire pardonner Hermès offrit sa lyre à  Apollon. Plus tard il sut se rendre utile auprès des dieux. Il aida Zeus en tuant le bouvier Argos, chargé par Héra de garder Io. Quand Typhon déroba et cacha dans un grotte de Cilicie les tendons de Zeus, il parvint à  les reprendre au serpent Delphyné. Il délivra Arès enfermé dans l'urne des Aloades. Il organisa le concours de beauté entre les trois déesses. Il guida Héraclès vers les Enfers ; il en ramena Orphée et Alceste. Il avait eu aussi bien des aventures galantes: avec Perséphone, il eut Autolycos (patron des voleurs); d'Hersé, il eut Céphale; d'une fille de Dryops (ou de la nymphe Callisto) naquit Pan; Il séduit Aphrodite grà¢ce à  l'intervention de l'aigle de Zeus qui lui avait volé une sandale alors qu'elle se baignait. Ils eurent Hermaphrodite. En Sicile, on le disait père de Daphnis.

Il avait des autels dans la plupart des pays grecs. Presque partout, l'on célébrait, en son honneur, des hermai, fêtes des gymnases. Plus tard, à  Délos, à  Rhodes, à  Cos, se constituèrent, sous son patronage, des corporations de marchands, nommées hermaà¯stes. L'Hermès grec a été assimilé au dieu égyptien Toth, au Mercure des Romains pu des gaulois. Les néoplatoniciens ont fait de lui, sous le nom d'Hermès Trismégiste, le dieu des Révélations.

Hermès est représenté par un grand nombre de monuments. On lui donna d'abord la forme d'une borne ou d'un poteau, surmontés d'une figure barbue. Mais en même temps se constituait un type archaà¯que, qui donnait à  Hermès la physionomie d'un homme barbu, aux formes viriles, à  la chevelure ceinte d'une bandelette, vêtu d'un chiton et d'une chlamyde, coiffé d'un pilos de feutre ou d'un chapeau plat à  bords courts, avec un caducée en main et des ailettes aux pieds. Tel se présentait le dieu dans les groupes de l'Hermès Criophore, exécutés par Onatas et par Kalamis, tel Nous le voyons sur des vases archaà¯ques et les bas-reliefs de Thasos (Louvre). Vers la fin du V siècle apparaît un type nouveau, fixé définitivement par le célèbre Hermès de Praxitèle, qui a été retrouvé à  Olympie : le dieu devient un jeune homme aux formes élancées. Parmi les principales statues antiques, on peut citer encore : au Vatican, Hermès avec une lyre à  ses pieds; au musée de Florence, une statue d'Hermès devant une flà»te. Au Vatican, la statue connue sous le nom d'Antinoà¼s du Belvédère est, en réalité, une des plus belles statues d'Hermès. Le musée de Naples possède une statue en bronze d'Hermès au repos avec des ailes aux pieds.


Le jour de mercredi est dédié à  Mercure.