Minarchisme
Les termes de minarchisme et de minarchie, qui datent vraisemblablement des années 1970, sont des équivalents français des mots anglais minarchism et minarchy.
Le minarchisme est une théorie politique appelant de ses vÅ“ux un État minimum (ou État minimal), réduit dans de strictes limites de légitimité.
L'État étant caractérisé comme un monopole de la violence, ses prérogatives légitimes sont souvent identifiées aux seuls domaines o๠la violence est justifiée, les « fonctions régaliennes » de l'État : le maintien de l'ordre, la justice, la défense du territoire. On parle alors d'État gendarme. Parfois, les minarchistes assignent aussi à l'État des infrastructures qu'ils jugent essentielles, comme par exemple la voirie.
Le minarchisme, appelant à une limitation de l'État, est donc une variante du libéralisme et s'oppose donc à l'étatisme. Au sein du libéralisme, on lui opposera l'anarcho-capitalisme.
En marge intellectuelle du minarchisme (mais avec une assise politique bien plus étendue), on peut trouver des sociaux démocrates, qui étendent indéfiniment les attributs de l'État, et des néo-conservateurs, qui ont une vision très proactive du maintien de l'ordre par l'État.
Voir aussi
- Objectivisme (celui d'Ayn Rand).
Citations
- Un état minimal, limité de façon étroite aux fonctions de protection contre la violence, le vol, l'escroquerie, et pour assurer le respect des contrats privés, est justifié. Toute extension de ces fonctions viole le droit des individus à ne pas être contraints, et est donc injustifiée. (Robert Nozick, État, anarchie et utopie, 1974)
- Le libéralisme intelligent consiste (...) à tracer fermement la limite en deçà de laquelle le pouvoir central doit être très puissant, au-delà de laquelle il doit n'être rien du tout. (Ludwig von Mises, Libéralisme, 1927)