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Mort

          

La mort est en biologie l'arrêt définitif des fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d'un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l'organisme mort sous l'action de bactéries, ou de charognards.

La mort cellulaire désigne l'arrêt des fonctions de base d'une cellule. Elle est qualifiée de programmée lorsqu'elle intervient après que le programme cellulaire ait commandé l'arrêt général des fonctions cellulaires (on parle alors d'apoptose). La cellule peut aussi mourir par manque de nutriments ou d'oxygène, ou bien de lésions, provoquées par exemple par une action mécanique ou chimique extérieure, ou par l'utilisation des ressources propres de la cellule pour une autre fonction que sa fonction initiale dans le cas d'une infection virale.

Sommaire
1 Définition médico-légale
2 La mort et l'humanité
3 La Mort en tant que personnage symbolique
4 Expressions
5 Lien externe

Définition médico-légale

La mort cérébrale désigne l'arrêt des signaux électro-encéphalographiques du cerveau humain. C'est d'après ce critère que l'on constate le décès d'une personne en médecine légale.

Cette définition légale est importante, car c'est elle qui va permettre des actes tels que le prélèvement d'organes pour la transplantation. On peut pour cette raison maintenir des personnes en état de mort cérébrale sous respiration artificielle, lorsque le cÅ“ur continue à  battre spontanément : cela permet de maintenir les organes en bon état en vue d'un prélèvement. Cependant, cela donne aussi l'illusion aux proches que la personne est encore en vie.

Mais dans la plupart des cas, le décès est constaté par un médecin par des signes cliniques caractérisant un arrêt cardio-circulatoire prolongé. Cela peut être un échec des tentatives de réanimation cardio-pulmonaire par une équipe médicale, ou bien la constatation par un médecin généraliste à  domicile pour une personne que l'on sait en fin de vie (personne à¢gée ou bien souffrant d'une maladie diagnostiquée).

La mort et l'humanité

La plupart des philosophes s'accordent sur le fait que c'est la conscience de la mort qui caractérise l'homme par rapport aux animaux. En paléonthologie, la découverte de rites funéraires est un élément important pour déterminer le degré d'éveil social d'un hominidé.

Cette conscience de la mort est un moteur de cohésion social (s'unir pour résister aux calamités, aux ennemis) et d'action (réaliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est à  l'origine de la réflexion métaphysique. C'est aussi ce qui donne la puissance symbolique à  des actes tels que l'homicide et le suicide

La Mort en tant que personnage symbolique

La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liée au décès d'être humains ont façonné l'imaginaire des hommes qui ont créé un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie. Ce personnage est diversement représenté selon les cultures, par exemple en Europe il est souvent représenté comme un personnage sans visage ou une femme vêtu(e) d'une sorte de robe à  capuche assombrissant ou dissimulant ses traits, et armé(e) d'une faux.

Expressions

  • la petite mort est un moment qui peut suivre l'orgasme et pendant lequel on peut paraître inconscient.
  • avoir, ou faire quelque chose la mort dans l'à¢me : avec une extrême réticence.
  • être mort de peur/de froid : être saisi par la peur/le froid au point de ne plus pouvoir agir, réfléchir, ou plus simplement être très affecté par cet état.
  • mort aux rats : produit destiné à  empoisonner les rats.
  • trompe-la-mort : personne qui se comporte de manière inconsciente face au danger.
  • donner la mort : tuer.
  • avoir le droit/pouvoir de vie et de mort : posséder un pouvoir absolu (y compris au sens propre : être en mesure de donner la mort sans réserve ni justification).
  • faire le mort : au sens propre, donner l'illusion d'être mort, généralement pour ne pas être tué ; au sens figuré, ne pas répondre aux injonctions, pour ne pas faire face à  ses responsabilités.
  • il n'y a pas mort d'homme : ce n'est pas si grave que cela.
  • la mort du petit cheval: la mort ou la disparition que quelque chose de beau, de bien ou de sympathique,
  • être plus mort que vif : être très faible, après un événement qui a mis l'organisme à  rude épreuve.
  • mort de l'auteur concept relié au structuralisme et développé entre autre par Roland Barthes.

Lien externe




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