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Sommaire
1 Les caractères de la musique baroque
2 Renouveau de l'interprétation au XXe siècle
3 Les formes
4 Les instruments spécifiques
5 Quelques compositeurs importants
6 Quelques chefs d'œuvre marquants
7 Partitions

Les caractères de la musique baroque

Le baroque est une grande période de l'histoire de la musique (allant grossièrement de 1600 à  1750), succédant à  la renaissance et précédant le classicisme. Le mot baroque vient vraisemblablement du portugais barroco qui désigne des perles de forme irrégulière. On l'a inventé par dérision pour qualifier, au début, l'architecture issue de la Réforme en Italie. Ce n'est que plus tard qu'il a qualifié la musique qui lui était contemporaine. Toute connotation péjorative a disparu depuis longtemps et le terme tend davantage à  désigner la période de composition que le caractère de l'Å“uvre : quoi de moins « baroque Â» que l'Art de la fugue de Bach ou une des hymnes de Grigny ?

L'ère baroque débute en Italie avec Claudio Monteverdi (1567-1643) et se termine avec les contemporains de Jean-Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel : Jean-Philippe Rameau et Georg Philipp Telemann, de par leur grande longévité, composent leurs dernières Å“uvres dans les années 1760 : la tragédie lyrique les Boréades (1764) de Rameau se rattache encore à  l'esthétique baroque.

Les deux pà´les de la musique baroque sont l'Italie et la France dont les styles s'opposent fortement malgré des influences réciproques. Cette opposition était telle que beaucoup de musiciens de l'une des écoles refusaient carrément de jouer des Å“uvres provenant de l'autre. Le style italien diffuse largement hors d'Italie, et la France est sans doute le pays qui résiste le le plus à  cette domination, sous l'influence de Jean-Baptiste Lully (italien naturalisé français). D'autres foyers existent et participent au mouvement en y apportant leurs spécificités : les Pays-Bas et l'Allemagne du Nord (le stylus fantasticus, le choral), l'Angleterre (l'art de la variation), un peu l'Espagne. Une synthèse apparaît dans la musique allemande, qui emprunte à  ces différents courants et culmine dans l'Å“uvre de Jean-Sébastien Bach. Elle existe aussi, de façon beaucoup moins accomplie, chez quelques autres dont Johann Jakob Froberger (musicien européen par excellence, Georg Muffat, savoyard devenu autrichien après avoir étudié en France et en Italie, François Couperin (les Goà»ts Réunis). Quant à  Haendel, son Å“uvre relève plus de l'assimilation personnelle de chaque style que d'une véritable synthèse : il sait composer comme un Allemand du Nord, comme un italien, comme un français et créée même le nouveau genre de l'oratorio en anglais.

Le style baroque se caractérise notamment par l'importance du contrepoint puis par une harmonie qui s'enrichit progressivement, par une expressivité accrue, par l'importance donnée aux ornements, par la division fréquente de l'orchestre avec basse continue, qui est nommé ripieno et un groupe de solistes qui est le concertino et par la technique de la basse continue basse chiffrée comme accompagnement de sonates. C'est un style savant et sophistiqué.

Le baroque possède aussi beaucoup de contrastes : les oppositions notes tenues/notes courtes, graves/aigus, sombre/clair (un accord majeur à  la fin d'une pièce mineure)... ou encore l'apparition du concerto (de l'italien concertar « dialoguer Â») qui met en opposition un soliste au reste de l'orchestre (le tutti), l'opposition entre pièces d'invention (prélude, toccata, fantaisie) et pièces construites (fugue) ne sont que des exemples.

Le classicisme, plus tard, aura pour ambition de « revenir à  la nature Â». La confrontation de ces deux idéaux trouve une de ses illustrations les plus célèbres dans la véhémente « Guerre des Bouffons Â» qui confronte, en France vers 1740 la tragédie lyrique à  la française et l'opéra-bouffe italien (Rameau contre Rousseau).

De nombreuses formes musicales sont créées pendant cette période d'un siècle et démi : certaines y atteignent leur apogée (par exemple : la suite, le concerto grosso ...) pour ensuite tomber dans l'oubli, d'autres connaîtront une fortune qui durera bien au delà  de la fin du baroque : l'opéra, la sonate (qui engendrera la symphonie), le concerto de soliste.

La période baroque est aussi un moment important pour ce qui concerne la théorie. On va y passer progressivement des tonalités de la polyphonie (tons eclésiastiques du plain-chant) à  la gamme tempérée et aux deux modes majeur et mineur légués à  la période classique. On aura entretemps inventé et expérimenté de nombreux tempéraments et posé les bases de l'harmonie classique. Des instruments s'effacent, d'autres apparaissent ou prennent leur forme définitive, pendant que la facture fait de nombreux progrès et que les techniques d'exécution se stabilisent et se codifient. Il s'agit donc, à  tous égards d'une période très féconde.

Renouveau de l'interprétation au XXe siècle

Beaucoup d'Å“uvres de cette époque ont connu une longue éclipse de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe. Bach lui-même a été quasiment oublié de sa mort jusqu'en 1829, qui voit la première exécution de la Passion selon Saint Matthieu depuis un siècle. A la suite de cet évènement, l'intérêt pour les musiques du passé se manifeste, mais reste cantonné à  quelques grands noms. On joue Bach, Couperin et Scarlatti au piano, et les concertos brandebourgeois avec des orchestres formés à  l'école de Beethoven et de ses successeurs. De nombreux compositeurs sont complètement oubliés ; d'autres, les plus grands, gardent leur prestige, mais leur Å“uvre semble ne plus devoir jamais devoir revenir au répertoire. Les instruments ont évolué, et certains ont disparu ; le clavecin réssuscité au début du XXe siècle ne ressemble plus guère à  celui des grands facteurs parisiens du XVIIIe siècle ; les violes ont cédé la place depuis longtemps à  la famille du violon, etc.
C'est dans la seconde moitié du XXe siècle que quelques musiciens passionnés (les 'baroqueux') s'efforcent de retrouver les sons du passé, en obtenant des facteurs d'instrument qu'ils leur fabriquent des copies d'anciens et en étudiant les traités relatifs à  l'exécution laissés par les théoriciens, de façon très dispersée en général. Cette avant-garde comprend, entre autres, le claveciniste Gustav Leonhardt et une foisonnante école néerlandaise, des chefs tels que
Nikolaus Harnoncourt, Jean-Claude Malgoire, John Elliott Gardiner ou William Christie. Le mouvement est lancé. Les grandes Å“uvres du passé, oubliées depuis des siècles sont exhumées, et jouées, au concert ou sur la scène, avec les instruments et les formations souvent réduites de l'époque baroque.
Une Å“uvre emblématique de cette renaissance est la dernière tragédie lyrique de Rameau, les Boréades dont la première (sic) représentation a eu lieu à  Aix-en-Provence en 1982 : les répétitions avaient été interrompues par la mort du musicien en 1764, et jamais reprises.

Les formes

Musique instrumentale

Musique lyrique

Musique religieuse

Les instruments spécifiques

Quelques instruments sont spécifiquement liés à  cette époque ou ils atteignent une apogée (de la facture comme de la littérature) avant de connaître le déclin ou l'oubli complet du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle ou plus tard.

  • le clavecin
  • le luth et le théorbe
  • l'orgue - est resté au XIXe siècle l'instrument privilégié de la liturgie mais n'intéresse plus guère les grands compositeurs jusqu'à  César Franck.
  • les violes- ont connu leurs heures de gloire pendant 3 siècles, de 1480 à  1780.
  • les violons - à  partir du XIXe siècle l'instrument a subi des changements de caractère esthétique et sonore.

Quelques compositeurs importants

en Italie

en France

en Allemagne

en Angleterre

aux Pays-Bas

  • Jan Pieterszoon Sweelinck

Quelques chefs d'œuvre marquants

Partitions

Une belle collection de plus de 200 Å“uvres baroques, italiennes, allemandes, françaises et nordiques



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