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Mythologie étrusque

La mythologie étrusque est née de la révélation faite aux hommes par la nymphe Bégoé, ou Végoia, et le génie Tagès. La première était liée à  la fertilité et les rituels (consignés dans un traité) dépendaient de celle-ci. Le second passait pour être un enfant chauve, sorti d'un sillon de la terre.

La mythologie étrusque formait un ensemble de plusieurs livres, consistant en différents traités, dont aucun texte original en langue étrusque ne nous est parvenu. Nous n'en avons connaissance qu'à  travers les auteurs latins, et nous n'en savons que ce qu'ils en ont dit, ce qui nous permet toutefois d'avoir la certitude qu'ils aient existé. Les anciens nommaient cet ensemble : Etruscae disciplina ; en français, les noms de certains des livres qui le composaient étaient les suivants :

le traité des Haruspices; Libri haruspicini, attribués à  Tagès ;
  • le traité de la Foudre; Libri fulgurales, attribuées à  Vegoia ;
  • le traité du rite; Libri rituales(qui faisaient en fait partie du traité de l'Au-de-là ) ;
  • le traité de l'Au-delà ; Libri Acheruntici attribués à  Tagès, et les Libri fatali.

  • Les deux premiers traitent de l'art de la divination, tant à  travers l'examen des viscères des animaux sacrifiés que des foudres. Le troisième concernait la règle des cultes pour la fondation des villes et la consacration des sanctuaires, le quatrième du monde d'outre-tombe, et le dernier du destin et des limites de la vie.

    Tite-Live nous a laissé le témoignage de la profonde religiosité du peuple étrusque. « La nation la plus religieuse qui soit », en disait-il. En effet, rien qui ne le fut dans leur culture, en dépit de l'amour pour la vie qu'ils manifestaient, jusque sur les peintures de leurs tombes.

    Auteurs Anciens qui nous ayant laissé quelques témoignages quant au peuple étrusque: Hérodote; Tite-Live; Cicéron; Varron, Denys D'Halicarnasse, Marc-Aurèle

       

    Les Enfers étrusques sont originaux, car bien qu'étant définis au départ comme un lieu terrible gardé par des monstres, on trouve au IVe siècle des tombeaux ornés de scènes joyeuses tels que des banquets, des danses ou des parties de chasse. Ces enfers communiquaient avec le monde des vivants grà¢ce au mundus (trou).

    Les divinités étrusques seront ensuite adoptées par les Romains. Voici les principales :

    Les douze dieux principaux, rapidement identifiés avec les douze dieux de l'Olympe Hellènique, constituaient le second rang de la hiérarchie céleste dans les croyances religieuses des Étrusques.

    Le premier rang en effet était occupé par des divinités mystérieuses, impénétrables, dont on ne connaît ni le nom ni le nombre, dont il n'existe nulle représentation. On les désignait par des termes vagues, généraux, de « dieux voilés » (dii involuti).

    Le troisième rang était constitué par des divinités qu'on ne pouvait classer dans les deux autres catégories : les divinités infernales.

    Venaient enfin le monde des esprits, des démons, des êtres surnaturels, médiateurs entre les hommes et les dieux, innombrables. On les désignait du nom de Pénates, de Lares, de Manes, ou tout simplement de Génies.

    Sommaire
    1 Bibliographie

    Bibliographie

    En Français

    En Italien

    • Il "mistero" della lingua etrusca, Romolo A. Staccioli

    • Storia degli Etruschi, Mario Torelli, Laterza Ed.



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