Néolibéralisme
Le terme néolibéralisme désigne, pour ses détracteurs, un ensemble de doctrines économiques libérales, et tous les phénomènes conformes à ces doctrines. Il est a peu près synonyme d'ultra-libéralisme, bien que ce dernier terme soit encore plus connoté péjorativement.
Une figure de proue de ce "néolibéralisme" serait l'économiste Milton Friedman, un monétariste, et l'école de Chicago qu'il a fondée. Les dirigeants politiques des années 1980 que sont Margaret Thatcher au Royaume-Uni et de Ronald Reagan aux États-Unis, sont aussi considérés comme des emblèmes du néolibéralisme. En fait, tous ceux qui rejettent le marxisme et le keynésianisme, et qui, dans les paroles, dans les faits, ou dans l'interprétation de leurs détracteurs, s'opposent à l'état-providence sont taxés de "néolibéraux".
Les opposants au "néolibéralisme" sont pour l'essentiel à la gauche, mais aussi la droite conservatrice étatiste, tous ceux qui veulent une gestion collective forte de l'économie - et que les libéraux regroupent sous le terme de "collectivistes"(ce que les interventionnistes jugent extrèmement péjoratif). Ils reprochent au néolibéralisme d'accroitre les inégalités sociales, de réduire la souveraineté des états, et de nuire au développement du tiers-monde.
Il est à noter qu'à peu près personne ne se revendique comme "néolibéral". Si Milton Friedman, Margaret Thatcher et Ronald Reagan se sont opposés dans une certaine mesure à l'étatisme des keynésiens et des marxistes, ils ne se considèrent pas cependant comme des représentants du libéralisme, pas plus que les libéraux ne les considèrent comme tels. En fait, les thèses monétaristes de Friedman sont précisément ce qui le distinguent nettement des libéraux comme Mises; Margaret Thatcher et Ronald Reagan se réclamaient davantage comme conservateurs que comme libéraux; et sous l'un comme sous l'autre, les taxes ont finalement augmenté. Les libéraux quant à eux rejettent les idéaux collectivistes, égalitaristes, étatistes et tiers-mondistes, et prétendent que c'est le pouvoir de l'État qui crée la pauvreté, la disparition de la solidarité nationale et internationale, et la misère du tiers-monde. Ils font remarquer que la principale revendication des pays du tiers-monde est d'ailleurs le libre-échange et la fin du protectionnisme agricole occidental.
Pour être précis, le terme "new liberal" a été revendiqué un jour, mais précisément par Keynes, et précisément en opposition avec le libéralisme classique, et pour soutenir des politiques social-démocrates massivement interventionnistes.
Voir aussi