Naufrage du Prestige
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2 Les dégà¢ts 3 Les causes 4 Voir aussi 5 Lien externe |
Les faits
Le 13 novembre 2002, le Prestige, un pétrolier, au large du cap Finisterre, au nord-ouest de l'Espagne lance un appel de détresse (Mayday). Il a une brèche de 50 mètres dans son flanc droit. Après plusieurs tentatives de remorquage vers le nord-ouest (pour l'éloigner des cà´tes) puis vers le sud (pour l'envoyer vers le Portugal ?), le 19 novembre 2002, le navire se brise en deux à 270 km des cà´tes de la Galice et coule par 3.500 mètres de fond. Pendant les opérations de remorquage, il a perdu de 5 à 10.000 tonnes de fioul lourd (sa cargaison est de 77.000 tonnes de fioul lourd). Le navire ayant de nombreuses fissures, le fioul continue de s'échapper, les estimations parlent de 125 t par jour au bout de 4 semaines.
Quelques renseignements sur le navire :
- Pétrolier à simple coque, à¢gé de 26 ans, usé.
- Propriétaire : société basée au Liberia.
- Pavillon des Bahamas.
- Armateur : Mare Shipping Inc., société grecque chargée de l'exploitation et de l'entretien.
- Certificat d'aptitude à la navigation : délivré par une société privée américaine, ABS (Bureau Américain de la Navigation).
- Affrêteur : Crown-Prestige, société immatriculée en Suisse avec un bureau à Londres, filiale du groupe russe Alfa Group.
- Équipage : roumain et philippin (probablement sous-payé) avec des officiers grecs.
- Marchandise : pétrole russe chargé à Ventspills (Lettonie) à destination de Singapour avec probablement une escale à Gibraltar.
Les dégà¢ts
Ils sont considérables. La cà´te de Gallice est fortement touchée, du pétrole a atteint l'Aquitaine (Arcachon), la Vendée et le sud de la Bretagne. Les pécheurs, mareyeurs et cueuilleurs galiciens sont sans travail. Des dizaines de kilomètres de cà´tes sont souillées.Le fioul lourd est du même type que celui de l'Erika, moins toxique à court terme que l'essence ou le gasoil, mais dangereux à long terme par la diffusion lente de ses composés, toxiques et cancérigènes, dans l'eau et les sédiments. Ce fioul est constitué d'hydrocarbure aromatique (benzène, etc.) et notamment d'hydrocarbure polycyclique (HAP).
Le coà»t va être très élevé (estimé à 1 milliard d'euros par l'Espagne). D'autant que la situation du navire laisse présager que la pollution va durer longtemps (opération de réparation et pompage très délicats vu la profondeur).
De plus, les autorités ont réagi assez tardivement et avec, comme le pensent de nombreux spécialistes, de mauvaises décisions. Par exemple : emmener le navire au large, au lieu de l'amener vers la Terre o๠la pollution aurait pà» être mieux contrà´lée.
Le 15 décembre, le chef du gouverment espagnol, José Maria Aznar a d'ailleurs demandé publiquement pardon pour les erreurs commises pendant la gestion de la marée noire.Les causes
Trois ans après la catastrophe de l'Erika, l'histoire se repète. Bateau usé, simple coque, pavillon de complaisance (pour les faibles contrà´les), multiples sociétés basées pour beaucoup dans des paradis fiscaux. Recherche de la rentabilité maximum, avec dépenses au minimum. Et en cas de risque, impossible de se retourner contre un responsable solvable.