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Nirvana

      

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Nirvana (du sanskrit निरà¥à¤µà¤¾à¤£ nirvÄṇa, qui devient en pÄḷi nibbÄna, en chinois 涅槃 nièpà¡n et japonais nehan, en tibétain myang-ʼdas ou myan-ngan ʼdas-pa) est un terme qui signifie littéralement « extinction Â», « libération Â» et, par extension « état de félicité, état de paix Â»

Sommaire
1 Étymologie
2 Acception dans le bouddhisme
3 Acception dans l'hindouisme
4 Citation
5 à€ ne pas confondre

Étymologie

Le terme sanskrit est composé d'un radical, vÄ- « souffle(r) Â», et d'un préfixe nis-. Le radical vÄ- est indo-européen : *h2wenh1-, soit *wÄ“ :

Le radical est verbal, « souffler Â», ce qui se retrouve sous les formes suivantes :

  • formes bà¢ties sur la racine :
  • formes bà¢ties avec une racine suffixée (par *-ye/-yo) :
    • vieux slave : ve-je-tÅ­,
    • sanskrit : vÄ-ya-ti,
    • gotique : wà¡-i-an.

Il permet de former un nom d'agent, « celui qui souffle Â», le plus souvent avec un suffixe de formation *-to, c'est-à -dire « le vent Â» dans de nombreuses langues :
  • sans suffixe (mais voyelle thématique) :
  • avec suffixe *-to :
  • autres suffixations :
    • indo-iranien : sanskrit VÄ-yàºá¸¥ (nom du dieu du vent), avestique vÄ-yuÅ¡,
    • lithuanien : vÄ—Ì-jas,
    • vieux slave : vÄ›-trÅ­, etc.

En sanksrit, le préfixe nis-, devenu nir- par sandhi dans nirvÄṇa, dénote l'idée de sortie hors de quelque chose, comparable au latin ex-. On pourrait donc traduire de manière plus précise nirvÄṇa par « ex-soufflement Â», soit essoufflement. C'est donc, étymologiquement, l'action de « quitter son souffle Â», celui-ci étant vu, dans les civilisations anciennes, comme un synonyme d'à¢me (le souffle vital). Du reste, anima « à¢me Â» et animus « esprit Â», en latin, sont reliés au grec ἄνεμος à¡nemos, « vent Â», de même que spiritus, « esprit Â» signifie aussi « souffle Â» (cf. le double sens d'inspiration). Le chinois fait de même : æ°£/æ°” qଠreprésente à  la voix la force de vie et le souffle.

Tout ceci confirme que la notion d'à¢me, de force de vie, en indo-européen (et ailleurs), est vue comme un souffle. L'extinction de ce souffle est donc un synonyme de « mort Â». On le verra ci-après, le terme, dans le domaine bouddhiste, s'est fortement spécialisé.

Acception dans le bouddhisme

Dans son acception bouddhique, qui est la plus commune aujourd'hui, ce terme désigne le « but Â» de l'ascèse bouddhique, l'Éveil (buddhi). Il est au-delà  de toute description et ne peut être défini que négativement comme la fin de l'ignorance et du vouloir-vivre. Il peut être comparé, selon les textes, à  l'extinction d'une flamme : de même qu'on ne peut définir un feu qui ne brà»le pas, on ne peut définir une personne qui a « exsufflé Â» les agrégats d'existence (désirs, volitions, conceptions erronées) qui entraînent une personne non éveillée de renaissance en renaissance.

Une définition moins négative est celle d'une paix intérieure totale et permanente, provenant du détachement. L'acquisition de cet « état Â» (qui est défini comme un « non-état Â») est réputée possible pendant la vie, ou, éventuellement, lors de la mort. L'idée assez vulgarisée dans le public du nirvÄṇa comme d'un « paradis Â» o๠l'on continuerait à  exister après la mort est absurde (et contradictoire avec la thèse bouddhiste du non-soi et de la vacuité des phénomènes et de l'Absolu). On ne peut donc y « entrer Â» ni y « rester Â». Le nirvÄṇa n'est pas non plus la mort, mais plutà´t la fin de la croyance en un ego autonome et permanent.

Des termes proches sont : éveil, extinction, libération, illumination, délivrance, vacuité absolue, paix suprême, réalité ultime.

Acception dans l'hindouisme

Le même concept existe également dans l'hindouisme mais il est de préférence nommé moksha (ou encore mukti, laya), le terme de nirvÄṇa y étant moins souvent employé.

Citation

« Il y a un sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition. S'il n'y avait pas ce sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition, on ne pourrait échapper au né, devenu, créé, conditionné. Mais puisqu'il y a un sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition, on peut échapper au né, devenu, créé, conditionné. Â» Udana, VIII, 3.

REDIRECT

à€ ne pas confondre

Un groupe de rock a adopté ce nom.



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