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Opération Torch

L’Opération Torch désigne le débarquement amphibie allié du 8 novembre 1942 au Maroc français et en Algérie.

Sommaire
1 Préambule
2 Planification
3 Débarquement
4 Ouverture

Préambule

L’opération Torch prend naissance au cours du printemps 1942, au plus fort de la domination allemande.

Les îles britanniques ont été épargnées de l’invasion allemande grà¢ce aux talents des nombreux pilotes venus de toute l’Europe qui ont repoussé héroà¯quement, au cours de ce qui sera appelé la Bataille d’Angleterre, les assauts répétés et incessants des force aériennes d'Hermann Goering. Hitler, avec l’armée de l’est, et aux portes de Stalingrad : la Russie se trouve dans une position plus que délicate et au bord de la rupture. Si les alliés veulent conserver une chance de remporter cette guerre, il leur est impératif et urgentissime d’ouvrir un second front afin de soulager la Russie.

Le choix de l’Afrique du Nord n’allait pas de soit : le président Roosevelt et le général George Marshall donnaient leur préférence à  un débarquement sur les cà´tes de la Manche (Eisenhower avait d’ailleurs déjà  obtenu la responsabilité du commandement par une attaque coté ouest). De son coté, Churchill n’avait pas oublié les intérêts anglais en Afrique et argumentait en ce sens : débarquer en Manche représentait de gros risques compte tenu de la qualité des défenses Allemandes et que les troupes alliés disponibles en Angleterre ne permettaient en aucun cas un debarquement de garnde empleur sur les cà´tes ouest de l'Europe : Il était donc préférable de s’orienter sur une offensive moins directe. Si les alliés réussissaient à  repousser les troupes de l'Afrika Korps d'Rommel, l’Afrique du Nord permettrait de disposer d’une rampe de lancement pour un projet plus ambitieux qui concernerait l’Europe méridionale.

Les pourparlers durèrent quatre jours et aboutirent le 24 juillet 1942 sur un accord désignant l’Afrique du Nord comme objectif des alliés. Le général Marshall confia à  Eisenhower ce nouveau commandement et le projet fà»t baptisé « Opération Torch » (Flambeau).

Planification

Le 5 Septembre 1941, les négociations s'accordent pour designer Casablanca, Algers et Oran comme cibles principales des débarquements.

Organisation

L’ensemble des troupes terrestres étaient sous la responsabilité d'Eisenhower qui effectuait, à  l'occassion, son veritable bapteme du feu dans une opération majeur.

En ce qui concernait les forces navales, le commandement echouait dans les mains de l’amiral Sir Andrew Cunningham auquel fà»t adjoint l’amiral Sir Bertram Ramsay qui avait établit la majorité du plan d'attaque de l'opération Torch.

L'opération se divisait en trois groupes ayant pour mission d'établir neuf têtes de pont sur pret de 1500km de cà´te.

  • Forces ouest
    Forces terrestres :
• Commandement : Général de division (Major General)
George Patton
• Effectifs : 35000 américains
3e Division d'Infanterie US.
9e Division d'Infanterie US (privée du 39e régiment, voir Forces Est).
2e Division Blindée US.
70e et 756e Bataillons de chars.
603e, 609e et 702e Bataillons de chasseurs de chars.
36e Regiment du Genie.
• Objectif : Casablanca, Port-Lyautay, Safi (Maroc Français)
  • Forces navales :
• Commandement : Vice Amiral (Rear Admiral) Henri Hewitt.
->Flotte de haute mer :
USS1 Ranger (Porte avions)
USS Santee (Porte avions)
USS Sangamon (Porte avions)
USS Chenango (Porte avions)
USS Suwanee (Porte avions)
USS Texas (Battleship WWI)
USS New York (Battleship WWI)
USS Massachusetts (Cuirassé)
USS Augusta (Croiseur lourd)
USS Wichita (Croiseur lourd)
USS Tuscaloosa (Croiseur lourd)
USS Cleveland (Croiseur léger)
USS Philadelphia (Croiseur léger)
USS Savannah (Croiseur léger)
USS Brooklyn (Croiseur léger)
->Flotte de protection et d'opération :
41 destroyers, 4 sous-marins, 8 chasseurs de mines, 23 navires de debarquement pour l'infanterie.
  • Forces aériennes : (sous contrà´le directe de Patton).
• Commandement : Général de division (Major General) James Doolittle (US).
->Appareils :
Chasseurs F4F Wildcat, bombardiers SBD-3 Dauntless et torpilleurs TBF-1 Avenger

  • Forces du Centre
    Forces terrestres :
• Commandement : Général de division (Major General) Lloyd Fredendall
• Effectif : 39.000 américains.
1ere Division Blindée US sous le commandement du Général de division (Major General) Orlando Ward.
1ere Division d'Infanterie US sous le commandement du Général de division (Major General) Terry Allen.
701e Bataillon de chasseurs de chars
105e & 106e Bataillon d'artillerie cà´tiere.
1er Bataillon de Ranger
• Objectif : Oran (Algérie).
->La ville est divisée en 3 zones :
Zones X à  l'Ouest d'Oran.
Zone Y face à  la ville.
Zone Z à  l'Est.
  • Forces navales :
• Commandement : Contre-amiral (Rear Admiral) Sir Thomas Troubridge.
->Flotte de haute mer :
HMS2 Largs (transport & QG)
HMS Aurora (Croiseur)
HMS Jamaica (Croiseur)
HMS Rodney (Cuirassé)
HMS Furious (Porte avions)
HMS Biter (Porte avions)
HMS Dasher (Porte avions)
->Flotte de protection et d'opération :
Environ 13 destroyers, 6 corvettes, 2 voiliers, 8 chasseurs de mines, 15 navires de debarquement pour l'infanterie, 3 tankers, navires anti-aeriens.
  • Forces aériennes :
• Commandement : Général de division (Major General) James Doolittle (US).
->Appareils :
Torpilleurs Albacore et Chasseurs Hurricanes)

  • Forces Est
    Forces terrestres :
• Commandement : Général de corps d'armée (Lieutenant General) Kenneth Anderson.
• Effectifs : 45.000 britanniques et 10.000 moitié américains.
->Sous le commandement du Général de division (Major-General) Charles Ryder :
34e Division d'Infanterie US (168e regiment)
78e Division d'Infanterie GB (11e brigade).
9e Division d'Infanterie US (39e régiment).
1er et 6e Bataillons Commando anglo-americains3.
• Objectif : Alger (Algérie).
->La ville est divisée en 3 zones :
Zones A&B : Ouest de la ville
Zones C : Est de la ville
  • Forces navales :
• Commandement : Vice-amiral d'escadre (Vice-Admiral) Sir Harold Burrough.
->Flotte de haute mer :
HMS Bulolo (Croiseur & QG)
HMS Avenger (Porte avions)
HMS Argus (Porte avions)
HMS Sheffield (Croiseur)
HMS Scylla (Croiseur)
HMS Charybdis (Croiseur)
->Flotte de protection et d'opération :
Environ 13 Destroyers, 3 Sous-marins, 4 Corvettes, 3 Sloops, 4 Chasseurs de mines, 3 navires anti-aeriens, 11 navires de debarquement pour l'infanterie, 18 Transports de troupe
  • Forces aériennes :
• Commandement : Général de corps d'armée (Air Marshal) Sir William Welsh (GB).
->Appareils :
Chasseurs Seafires et Chasseurs Hurricanes)

1 : His/Her Majesty Ship (Marine de sa Majesté). 2 : United States Ship (Marine des États-Unis). 3 : Les deux bataillons de commando sont un exemple intéressant d'alliance d'Anglo-Américain : les Anglais commandent mais combattent sous uniformes américains.

Aspects politiques

Bien que les forces Italiennes et Allemandes soient bien réelles, la réussite de l’opération résidait essentiellement dans le comportement des troupes Françaises (120 000 hommes), stationnées sur les sites de débarquement. En effet, les objectifs se situaient tous sur des dépendances coloniales françaises : lorsque les troupes alliées débuteraient leur invasion, quelle serait la réaction de l’armée française qui gardait encore un très mauvais souvenir de la destruction, par les britanniques, de sa flotte à  Mers El-Kébir le 3 juillet 1940 ? quelles allaient être les positions de l’amiral Jean-Francois Darlan commandant en chef des troupes Vichyssoises, du général Juin commandant des forces françaises d'Afrique du Nord face à  la volonté de Pétain ?.

Pour tenter d’éviter toute confrontation, Eisenhower, le 7 novembre, s’était secrètement entretenu avec le général de division Henri Giraud depuis le QG allié de Gibraltar. Tenant le général Charles de Gaulle à  l'écart de ces tractations, les alliés promettaient à  Giraud le commandement des forces françaises stationnées en Afrique du Nord s’il usait de son autorité pour convaincre les troupes françaises de ne pas combattre. Cette entrevue se conclu par un accord de principe malgré que Giraud voulu négocier le commandement des troupes d’invasion, condition qui ne pouvait évidemment pas être acceptée par les alliés.

Une mission du même type, qui se solda par un echec, fà»t confiée à  Robert Murphy (collaborateur de Roosevelt) : tenter de rallier les officiers superieurs français Mast, Béthouart qui commandaient respectivement à  Alger et Casablanca.

Débarquement

Section en cours de réécriture

Le 8 à  l'aube, l’opération Torch est lancée.

La flotte alliée, à  son grand étonnement, arrivera sans encombre devant ses différents objectifs sans être inquietée par les sous-marins allemands.

Oran :

Le plan d’attaque sur Oran se résume en un mouvement en pince entre les américains débarquant à  l’est et l’ouest de la ville.

Comme nous l’avons vu plus haut, l’est d’Oran est l’objectif de la Force Z : ce sont les 16e et 18e régiments de la 1ere Division d’Infanterie US, le 1er bataillon de Rangers, la 2e brigade (combat command B) de la 1e division blindée US qui effectuent l’assaut sur le port d’Arzew.

A l’ouest de la ville, la Force Y prend pied sur la plage Les Andalouses avec le 26e régiment de la 1ere Division d’Infanterie US sous le commandement du Général de brigade (Brigadier General) Theodore Roosevelt qui l’on reverra plus tard sur la plage d'Utah Beach puis à  Sainte-Mére-Eglise lors du débarquement en Normandie.

Enfin, le centre du dispositif, sous la direction du Général de division (Major General) Lloyd Fredendall qui avait combattu sous les ordre du général John Pershing, devait prendre Oran par le sud avec la 1ere Division blindée US et s’assurer le contrà´le des ports de La Senia et Tafaroui.

L’assaut sur Arzew s’effectue à  00h55 : les barges de débarquement déversent leurs troupes qui se rendent rapidement maîtres de lieux en surprenant les troupes françaises en plein sommeil.

Arzew sous contrà´le, les Rangers du Lieutenant-colonel Darby s’attaquent alors au Fort du Nord situé sur les hauteurs d’Oran qui menace, de par sa position, la flotte alliée : les français accueils les « visiteurs » sous le feu de leurs armes automatiques. La réponse américaine se fera par des tirs de mortiers qui écraseront les français : le fort sera pris à  3h55.

De son coté, la Force Y débarque sans aucune opposition : le général Roosevelt prendra pied sur la plage ... à  la nage !, après que sa jeep ait coulée suite à  une mauvaise appréciation de la profondeur de l’eau par les barges de débarquement.

Au centre, la situation est beaucoup moins enviable : l’HMS Walney et HMS Hartland, engagés dans l’ Operation Reservist, qui se dirigent sur les ports d’Oran, se retrouvent sous les canons des sous-marins français Ceres et Pallas ainsi qu'aux destroyers Tramontane et Typhon. Le Walney et le Hartland sont détruits et on dénombrera environ 120 mort et une centaine de blessés dans les rangs alliés.

Ouverture

Malgré peu de combats, l’opération Torch aura causé environ 550 morts dans les rangs américains, 300 chez les britanniques et 700 du coté français.

Les tensions générées par la prise de pouvoir de Darlan, déboucheront sur son assassinat à  Alger le 24 décembre par un certain Bonnier de la Chapelle. Ceci obligera les alliés à  designer un nouveau responsable : Giraud apparut alors, pour les alliés, comme l’homme de la situation. Cette decision fera sortir une nouvelle fois de ses gonds le général De Gaulle et donnera lieu à  ce qu’on appellera la « querelle des généraux »

Les alliés ont donc pris pied sur le sol africain en atteignant les objectifs fixés. Montgomery en Algérie, Patton au Maroc, Rommel en Tunisie : la campagne de Tunisie va pouvoir être lancée contre l’Afrika Korps et l'armée Italienne.




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