Orgue
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- d'être joué à l'aide d'un ou de plusieurs clavierss, voire d'un pédalier ;
- de produire les sons à l'aide d'ensembles de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, appelés « jeux » ou « registres ».
- Note : le mot orgue est masculin. Cependant, au pluriel il peut-être soit feminin (de belles orgues) en parlant d'un seul instrument, soit masculin (les orgues fabriqués par Clicquot) en parlant de plusieurs instruments.
- Note : le mot orgue est masculin. Cependant, au pluriel il peut-être soit feminin (de belles orgues) en parlant d'un seul instrument, soit masculin (les orgues fabriqués par Clicquot) en parlant de plusieurs instruments.
Cet instrument est d'origine très ancienne, romaine ou byzantine, et s'est tà´t caractérisé en occident comme l'instrument d'église par excellence.
Plus que pour tout autre, les caractéristiques peuvent varier considérablement d'un instrument à l'autre :
Chaque grand instrument est une pièce unique. Il est adapté au local qui l'abrite, à sa destination musicale ou liturgique, à l'importance du budget qui a pu lui être consacré : par nature, c'est un instrument extrêmement coà»teux, que ce soit en facture, en maintenance, en restauration. A l'époque baroque, l'orgue est un des sommets de la technologie - seuls certains instruments d'horlogerie ou de serrurerie peuvent atteindre une complexité comparable.
Pour toutes ces raisons, on le considère souvent comme le roi des instruments.
Depuis le XXe siècle, il existe aussi des orgues électromécaniques telles les célèbres orgues Hammond puis électroniques possédant des caractéristiques analogues en termes de clavier et de registration, mais o๠la production des sons résulte d'une synthèse.
Les plus petits instruments prennent la forme d'un meuble unique regroupant tous les élémens : console (claviers et autres commandes), soufflerie, sommier et tuyauterie dans un même ensemble de menuiserie.
En ce qui concerne les instruments fixes, il est courant que la console soit séparée des éléments sonores regroupés dans ce qu'on appelle « buffet d'orgue » (il peut y avoir plusieurs buffets distincts pour une seule et même console).
Dans les église et les cathédrales, le grand orgue peut être situé à différents endroits, plus ou moins favorables :
C'est l'organe de commande de l'instrumentiste. La console regroupe :
L'accouplement permet de jouer simultanément les touches de deux ou plusieurs claviers en n'en touchant qu'un seul, et donc d'actionner simultanément l'ensemble des registres qui leur sont associés. On réserve le terme de tirasse à l'accouplement des claviers avec le pédalier.
Les touches du pédalier peuvent être disposées parallèlement ou rayonnant en forme d'éventail pour faciliter le jeu. Le pédalier comporte en général de nos jours 32 notes.
La soufflerie traditionnelle était constituée par de grands soufflets actionnés à la main ou aux pieds par un ou plusieurs assistants (jusqu'à dix). De nos jours, il s'agit en général de souffleries électriques dont le bruit du moteur doit évidemment être aussi faible que possible.
L'air sous pression est dirigé vers une sorte de réservoir à soufflet qui élimine les variations brusques de pression préjudiciables à la qualité du son émis ; il est envoyé aux sommiers par des « porte-vent ».
C'est le cÅ“ur de l'instrument car c'est lui qui fournit l'air sous pression aux tuyaux sonores en fonction des touches actionnées et des registres sélectionnés par l'organiste.
Le sommier est la partie la plus délicate de l'orgue, car il doit assurer une distribution parfaite et équilibrée du "vent" (air sous pression) venant de la soufflerie et la distribuer aux registres sélectionnés, sans fuites d'air qui pourraient faire "corner" l'instrument. L'étanchéité doit en être parfaite, ainsi que ce qu'on appelle l'"attaque" des notes.
Le vent arrive à la partie inférieure du sommier dans une sorte de caisson étanche (la laye) dont il peut sortir par des soupapes actionnées par l'organiste (la tige qui tire une soupape pénètre dans la laye au travers d'une boursette en cuir très souple qui assure l'étanchéité tout en permettant le mouvement).
Lorsqu'une soupape s'abaisse, l'air pénêtre dans un autre espace, la gravure qui dessert l'ensemble des tuyaux correspondant à la note sélectionnée. La gravure est surmontée de bas en haut :
Un tuyau est donc sélectionné, et résonne, lorsque son registre est en position adéquate et que l'on appuie sur la touche qui le commande.
On appelle transmission l'ensemble des organes qui transmettent aux soupapes situées dans le sommier le mouvement de la touche qui est appuyée par l'organiste. Les mêmes principes s'appliquent au maniement des registres situés dans le sommier et actionnés depuis la console (mais avec moins de contraintes).
A l'origine, la transmission était purement mécanique et se constituait d'un ensemble de leviers, de renvois en équerre, de tringles rotatives appelées vergettes reliant l'arrière de la touche à la soupape. Cette technologie demandait une grande minutie de réalisation pour que le mouvement soit précis et le mécanisme pas trop inerte. La réduction des frottements avait une grand importance, et tout ici nécessitait que la console soit le plus près possible du sommier : l'organiste jouait presque toujours dans les tribunes. Le mécanisme était le plus simple lorsque le clavier était tout près du sommier : toutefois l'écartement des touches étant nécessairement plus petit que celui des soupapes (induit par l'espacement des tuyaux) le mécanisme minimal était ce qu'on appelle l' abrégé.
A partir du XIXe siècle, les principes de transmission se multiplient :
L'émission sonore est assurée par des tuyaux qui reçoivent, à leur base, l'air sous pression venant du sommier. Le plus souvent, les tuyaux ont une position verticale ; ils peuvent aussi être disposés horizontalement (disposition en éventail dite "en chamade" souvent usitée en Espagne).
Les tuyaux diffèrent entre eux par de nombreux paramètres :
Les orgues d'église ont souvent un rà´le décoratif important.
Le buffet, dont les deux fonctions initiales sont de cacher et protéger, puis le guide, de résonnateur, est souvent une Å“uvre d'ébénisterie très travaillée, alternant parties de menuiserie richement sculptée et espaces occupés par les tuyaux de montre disposés en plate-faces et tourelles de nombre varié (2, 3, ou plus).
Dans la facture moderne, le buffet est souvent assez dépouillé et tend à mettre en valeur les tuyaux de montre comme principal élément décoratif.
Cette période marque l'apogée de la littérature de l'instrument, servi par des musiciens de génie.
Toutefois, il peut aussi servir d'accompagnement, de continuo et il a aussi été utilisé en combinaison dans des Å“uvres telles que :
Le musicien jouant de l'orgue est nommé organiste. Le fabricant d'orgue est appelé facteur d'orgue ou organier.
Le mot orgue, du genre masculin au singulier, devient féminin au pluriel, lorsque l'on parle des orgues d'un même édifice (ex: les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, les beaux orgues de Paris).
Introduction
Buffet d'orgueDescription générale
Il y a souvent, dans les grands monuments, un « orgue de chÅ“ur » plus petit situé dans cette partie de l'église, au sol ou en tribune.Le mécanisme
La console
Les claviers commandent chacun un des éléments de l'orgue : grand-orgue, positif (éventuellement dorsal), récit (le plus souvent expressif), écho, bombarde dans les orgues à 5 claviers. Ces noms peuvent d'ailleurs varier. Ils comprennent en principe, de nos jours, 56 ou 61 notes.La soufflerie
Le sommier
La position du registre, tiré ou poussé, met en communication, ou non, la gravure avec le ou les tuyaux correspondants : l'air traverse alors, par les trous mis en regard, la table, le registre et la chape.La transmission
Ces dispositifs éliminent certains inconvénients de la transmission mécanique mais distancient l'interprète des organes sonores.Les tuyaux
Les tuyaux se répartissent donc en plusieurs catégories:
Jeux à bouche.
Le principe de fonctionnement est celui de la flà»te à bec
Le buffet
Facteurs d'orgue célèbres
Principaux compositeurs
Période baroque
Voir aussi:
Écoles allemandes d'orgue
École française d'orguePériodes classique et romantique
Période post-romantique
Période contemporaine
L'orgue, par ses possibilités largement supérieures aux autres instruments de musique, peut remplacer un orchestre à lui seul. C'est l'instrument de soliste par excellence. Quelques instruments d'exception
en France
Orgues classiques
Orgues symphoniques
en Allemagne
aux Pays-Bas
en Suisse
Divers
Du fait de la ressemblance, une arme a été nommée orgues de Staline