Encyclopedie-1.com

Accueil | Plan du Site
Google

Ouà¯e

Parmi nos cinq sens, l'ouà¯e semble celui qui est le plus propice à  révéler l'émotion, la variance et le temps. La transmission des vibrations du milieu aérien au milieu liquide présent dans la cochlée pose des problèmes de physique dans le détail desquels nous n'entrerons pas. Rappelons seulement que si une onde acoustique qui se propage dans l'air atteint perpendiculairement la surface d'un lac, par exemple, le millième de l'énergie seulement est transmis à  l'eau, la quasi-totalité étant réfléchie. La perception d'une onde sonore demande donc un système complexe d'amplification, contenu dans la chaîne physiologique de la perception.

Notre système auditif comporte de nombreuses finesses : Weaver admettait la possibilité de distinguer jusqu'à  64 hauteurs différentes dans 1/2 ton aux alentours de 1000 Hz. Pour fournir une idée de la mesure de cette sensibilité aux hauteurs, on peut se référer aux mesures de l'amplitude du mouvement moléculaire ; c'est ainsi que dans le champ moyen des fréquences audibles, les déplacements du tympan, au seuil de l'audition, avoisinent un millionième de centimètre (mais cette sensibilité est bien moins bonne pour les fréquences graves et aiguà«s). Deux seuils sont également importants à  signaler pour l'ouà¯e : l'un est appelé le temps d'intégration de l'oreille (il varie de 50 à  100 millisecondes suivant l'intensité), et l'autre le seuil temporel de reconnaissance de la hauteur (qui est défini à  1/100e de seconde en moyenne). Plus bref, le son perçu n'a pas de hauteur précise et est qualifié par les acousticiens de «claquement». Le rà´le du temps est également essentiel pour la perception des timbres (de la couleur des instruments, par exemple) dans la mesure o๠une persistance subsiste toujours après le stimulus qui permet d'apprécier les qualités d'un son. En la matière, les expériences du physiologiste hongrois Georg von Bekesy ont permis de mesurer la vitesse à  laquelle on devait faire décroître un son pour avoir la même impression subjective que s'il était interrompu instantanément : à  la fréquence de 800 Hz, von Bekesy a mesuré une persistance de 0,14 seconde environ. Cette mesure correspond à  la perception de variations rapides d'intensités (battements) ou de hauteurs (trilles). Au-delà  de 6 à  7 vibrations par seconde, ces variations ne sont plus perçues comme distinctes . Enfin selon l'application du principe d'incertitude, notre perception nous offre un choix entre erreur temporelle et erreur en fréquence, qui résulte de l'inégalité de Schwarz (∆t * ∆f ≥ k = constante). On peut connaître le signal avec une erreur de temps donnée si l'on admet une erreur en fréquence suffisante et vice versa. La difficulté de l'interprétation physique est reportée sur celle du temps et de la fréquence.




Google


Encyclopedie-1.com - Plan du Site: - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z
Autre Sites: Achat-DVD.XS5.com - MovieWalrus.com -