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Polémique autour des listes de sectes

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Des listes de sectes ont été établies par plusieurs pays européens à  la fin des années 1990. Répondant à  l'éveil de l'opinion publique concernant le phénomène des sectes, on peut y voir une prise de conscience des gouvernements.

Sommaire
1 France
2 Annexes

France

En 1995, la France a réuni une commission d'enquête sur les sectes présidée par Alain Gest. Elle établit notamment une liste à  partir de critères empruntés aux Renseignement Généraux lors de leur travail sur le phénomène sectaire:

  1. la déstabilisation mentale ;
  2. le caractère exorbitant des exigences financières ;
  3. la rupture induite avec l'environnement d'origine ;
  4. les atteintes à  l'intégrité physique ;
  5. l'embrigadement des enfants ;
  6. le discours plus ou moins anti-social;
  7. les troubles à  l'ordre public ;
  8. l'importance des démêlés judiciaires ;
  9. l'éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;
  10. les tentatives d'infiltration des pouvoirs publics.

Ces critères vont servir à  établir une liste de 172 sectes.

Dans le journal "Le Monde" du 16 septembre 2000, est annoncé que la Mission Interministérielle de lutte contre les sectes présidée par Alain Vivien suggère d'abandonner l'usage de la liste des sectes dressée par les parlementaires. Certains critères étant des "plus malheureux".

Cf lien vers le rapport parlementaire disponible dans la section "lien externes".

Controverse portant sur la liste établie

Des affaires pourraient établir une ombre sur la validité de l'enquête ayant permis d'établir la liste des organisations considérées comme sectes en France.

Ainsi, la cour d'appel de Versailles a condamné le 18 Décembre Jean-Pierre Brard pour avoir diffamé dans le journal "15-25 ans" les Témoins de Jéhovah. Jean-Pierre Brard avait fait partie de deux commissions parlementaires sur les sectes, en tant que vice-président puis comme rapporteur. Cependant, il est à  noter que Jean-Pierre Brard a gagné en appel. Néanmoins, la 17e chambre correctionnelle de Paris a néanmoins déclaré ceci au sujet des rapports parlementaires sur lesquels M. Brard fondait légitimement ses déclarations comme sa victoire en appel l'a démontré:

«Force est de constater que Monsieur Guyard (président des commissions d'enquête parlementaires sur les sectes de 1995 et 1999) a formulé des accusations contre un mouvement au sujet duquel il n'était pas en mesure de justifier d'une enquête sérieuse... Aucun des documents produits n'est pertinent au regard des accusations de manipulation mentale, pression financière, détournement de fonds et pratique médicale mettant en péril la vie des malades.»

Le tribunal de la 17e chambre correctionnelle de Paris a refusé au document des RG toute «valeur probante». Rejetant le bénéfice pour monsieur Guyard de l'immunité parlementaire, les juges ont estimé que le «préjudice des parties civiles était important, dès lors que les propos diffamatoires ont été tenus par un député, président de la commission, dont l'autorité et la compétence n'ont pu être mises en doute par le public» (Le Monde du 23.3.2000).

La plupart de ces groupes étaient inconnus avant d'être listés dans le rapport parlementaire. Les rares affaires concernant les sectes ont été souvent des plus controversées sans que l'ensemble des médias ne s'en fassent le relais. (L'affaire de l'OTS, le Mandarom). Certaines personnes jugent que la responsabilité d'associations telles que l'ADFI ou le CCMM est grande dans l'établissement de cette liste. Ils affirment que ces dernières renseignent la presse après avoir collaboré avec les Renseignements Généraux dans l'élaboration des Rapports Parlementaires. Ces associations, qui affirment être "indépendantes", ont une origine catholique. Elles sont essentiellement financées par les fonds publics et reconnues "d'utilité publique" bien que leurs comptes ne soient pas publiés. Elles sont accusées par les défenseurs des sectes de tenir un discours d'incitation à  la haine religieuse ainsi que de pratiquer le mensonge et la diffamation à  des fins partiales. C'est ainsi que, consciente du caractère totalitaire qui s'est emparé du mouvement anti-sectes, Mme Janine Tavernier elle-même présidente et fondatrice de UNADEFI a donné sa démission. Sans doute la mieux informée sur les dérives et la radicalisation totalitaire du mouvement anti-secte en France, elle a déclaré: «On se sert du phénomène sectaire pour dénoncer et créer des rumeurs» (...) « En gros, si on en veut à  son voisin, on l'accuse d'appartenir à  une secte». Quand on connaît les reproches infà¢mants et motivés par des faits précis que le Mandarom a par ailleurs adressés à  Mme Tavernier, il est très surprenant de l'entendre dénoncer ce qu'elle a pratiqué depuis toujours, sans pour antant faire son méa-culpa. Aurait-elle appris de source sà»re que l'affaire de l'OTS était bien un "massacre organisé par le gouvernement français" comme l'ont toujours prétendu les associations de défense des libertés?...

La vive polémique suscitée par les Rapports Parlementaires et les lois anti-sectes

Il est juridiquement impossible de définir la notion de secte. Un examen critique de ces critères peut être conduit, faits à  l'appui pour démontrer qu'ils sont suceptibles de ne pas préserver la respectabilité dà»e aux grandes religions, et c'est ce que les églises traditionnelles ont également dénoncé par l'intermédiaire de leurs représentants officiels par le biais du président de la Conférence des évêques de France, le Cardinal Billé et celui de la Fédération protestante de France, le pasteur de Clermont dans une lettre commune adressée à  Lionel Jospin.

Certains s'interrogent sur la pertinence des 10 critères retenus par les rapports de l'Assemblée Nationale et sur les raisons pour lesquels, ni partis politiques (sauf le Mouvement Humaniste), ni franc-maçonnerie, ni religions traditionnelles n'ont été citées alors que toutes devenaient dès lors susceptibles de l'être comme le démontre le document suivant Pédophilie: un document secret du Vatican recommandait le secret dans lequel "l'agression sexuelle commise par un prêtre" ou "la tentative d'agression à  l'encontre de jeunes des deux sexes ou avec des animaux" doit faire l'objet d'une enquête conduite "de la façon la plus secrète. (...) Tous (y compris la victime présumée) devant observer le secret le plus strict (...) sous peine d'excommunication".

Critères en liaison directe avec ce texte :

Reste des critères non liés avec ce texte et facilement démontrables:

La notion de secte étant floue selon les détracteurs des listes de sectes, un ensemble de pratiques religieuses, médicales ou politiques jugées déviantes seraient perçues et exploitées à  des fins idéologiques ou liberticides[1].

à€ terme — selon ces détracteurs —, ces critères risquent de menacer la légitimité du phénomène religieux en France, qui risque de tomber sous le joug d'idéologies totalitaires comme le racisme, l'homophobie, l'intolérance ou la peur distillée via les médias.

Monseigneur Jean Vernette délégué de l'épiscopat catholique sur la question des sectes s'interroge lui-même en ces termes: «Que doit-on penser des novices, des ascètes, de ceux qui font voeu de pauvreté ou se retirent dans un monastère?». Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération Protestante de France va plus loin que la simple interrogation en affirmant: "En réalité, derrière la lutte contre les sectes, c'est l'ensemble des courants religieux qui doit se sentir menacé".

Pour sa part, le le Vatican a pris position de la façon suivante:

"Le Conseil Pontifical pour l'Unité des Chrétiens suggère donc que le mot "secte", s'il doit être utilisé, soit réservé aux seuls mouvements religieux d'origine non-chrétienne, ou qui sont éclectiques, dans la mesure o๠ils ont des sources de vérité ou de doctrine différentes des Saintes Écritures".

Annexes

Autres articles

Liens externes

Liens prosectes :

Rapports d'enquête officiels :