Relation de l'islam aux autres religions
ébauche en provenance de Islam
Dhimmitude
Suite aux diverses périodes de persécutions du VIe siècle au VIIIe siècle, de nombreux chrétiens sont accueillis en terre sassanide qui deviendra musulmane dans un premier temps avec faveur. Ils seront un ferment de la science musulmane qui s'est nourrie de traduction de manuscrits grecs (Commentaire de l'orthoptique d'Euclide par Al Kindi qui la fera progresser).
Le tempérament prosélyte des protagonistes conduira à l'organisation de controverses entre théologiens musulmans et chrétiens. Le grand nombre de fonctionnaires chrétiens et un certain exclusivisme conduira à l'interdiction de tout prosélytisme sous peine de mort. Encore cette interdiction doit-elle être tempérée si l'on songe à l'Å“uvre du théologien chrétien Jean Damascène.
Au sens propre du terme, les non-musulmans juifs et chrétiens sont tolérés dans une époque oà¹, ailleurs, le sort de l'hérétique ou du paà¯en est la mort depuis l'édit de persécution de 392.
On leur appliquera le statut de dhimmi, à savoir de peuple protégé déjà appliqué aux Juifs. Le terme dhimmitude signifie une situation de sujets de seconde zone qui se caractérise par un impà´t spécial, le jizya (censé assumer les frais de leur protection), diverses mesures vexatoires dont, à certaines époques, le port d'un vêtement spécial, l'interdiction de monter à cheval, d'avoir une maison plus haute qu'un musulman, d'élever de nouveaux lieux de culte (voire de restaurer les anciens), de témoigner contre un musulman, etc. Toutefois, une fois converti à l'Islam, l'abjuration n'était pas admise.
Au temps de la conquête, le droit appliqué à chaque communauté est celui de sa communauté d'origine.
Le judaà¯sme est relativement indifférent à l'islam, sauf pour ce qui concerne ses lieux saints : il est difficile aux ultra orthodoxes du judaà¯sme de comprendre qu'un musulman puisse revendiquer au nom de Dieu les lieux que celui-ci a donné à son peuple élu.
Cette opposition de deux universalismes, en fait de deux désirs d'hégémonie sera un moteur de nombreuses guerres, quasiment sans interruption.
La création de l'État d'Israà«l, par décision des anciennes puissances coloniales, puis par décision de l'ONU (1948) et leur reprise de Jérusalem, 1967, se traduit également par une guerre permanente, portée essentiellement par des organisations non étatiques.
Andalousie
Dialogue interreligieux
avec le bouddhisme
L'expansion de l'Islam est la cause de la disparition du bouddhisme en Bactriane - le sud de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan et le nord-ouest de l'Afghanistan actuels - en Indonésie et il a donné le coup de grà¢ce à sa présence, déjà entamé par l'hindouisme dans le sous-continent indien.avec le zoroastrisme
L'expansion de l'Islam est la cause de la fuite de la communauté pà¢rsî zoroastrienne de la Perse vers l'Inde. Cette dernière s'installe tout d'abord au Goujerat, puis est à nouveau repoussée et s'installe dans le Maharashtra.avec l'hindouisme
avec le judaà¯sme
avec le christianisme
Dans les pays à majorité musulmane, les communautés chrétiennes même les plus anciennement implantées (assyriens, coptes, etc.) sont en régression relative constante.
avec les coptes
Toutefois, une amélioration se fait jour en Égypte, par la voie de l'éducation. Dans les manuels scolaires, chaque fois que le nom de Jésus est mentionné, il est courant de voir utilisés les titres d'honneur et de respect coutumiers dans l'islam pour un prophète important. Il s'agit fréquemment des mêmes titres que ceux qu'utilisent les chrétiens.
Après une période difficile, il semble que l'on approche de la sortie du tunnel.En Irak
En Irak, o๠les Assyriens étaient les protégés de Saddam Hussein jusqu'à la seconde guerre du Golfe. Le choix du Premier ministre, Tarek Aziz, dans cette communauté, témoigne de l'estime dans lequel le dictateur (qui ne se réclamait pas de la religion) les tenait. La chute du dictateur a rendu leur situation extrêmement précaire dans les régions chiites du Sud, malgré la fusion de l'Église nestorienne avec l'Église catholique romaine et le soutien apporté par le Vatican. En Occident
Toutefois, depuis quelques temps, les relations s'améliorent, l'accent étant plus mis sur les points communs (nombreux) que sur les différences, particulièrement entre les plus libéraux comme en témoigne la fraternité d'Abraham, lieu de dialogue interreligieux fondé à l'initiative de musulmans, de juifs et de chrétiens.Voir aussi
tolérance religieuse
Islam
Akbar, Kabîr, hérésie, apostasie