Syndrome d'immunodéficience acquise
Le sida, acronyme de syndrome d'immunodéficience acquise (AIDS en anglais), est une maladie infectieuse causée par le VIH (virus d'immunodéficience humaine), et entraînant la dégénérescence du système immunitaire. Le virus se transmet via les liquides du corps humain. Mais le virus du sida (par rapport à d'autres virus) est relativement peu résistant lorsqu'il se trouve à l'extérieur du corps, de sorte qu'en pratique seuls le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, et le lait maternel sont réellement susceptibles de le contenir et donc le transmettre. Il ne semble pas qu'il y ait eu des cas de transmissions par d'autres sources telles que larmes, sueur, salive, toux, morve, piqà»res d'insectes, etc. : les malades sont non contagieux en dehors de relations particulièrement intimes (sexuelles, sanguines, allaitement) et restent parfaitement fréquentables.
La transmission est donc le résultat le plus souvent de rapports sexuels (4 cas sur 5), de la réutilisation de seringues non stérilisées (notamment parmi les populations toxicomanes). Ils ne faut pas oublier la transmission in utero à travers la barrière hémato-placentaire possible lors de la gestation, mais aussi à la naissance, et enfin pendant l'allaitement. Dans le passé (et encore actuellement dans certains pays), les transfusions de sang contaminé, ainsi que de produits dérivés du sang (pour le traitement de l'hémophilie), ont été des vecteurs majeurs de contamination.
Toute personne contaminée par le VIH développera forcément la maladie (sauf décès préalable pour d'autre cause). Mais cela prendra un temps variable et généralement long, plusieurs années. Dans la plupart des cas, le diagnostic du sida n'est fait que lorsque le système immunitaire a atteint un certain niveau de dégà¢ts. La norme habituelle est lorsque le nombre de lymphocytes T du patient est inférieur à 200. Au-dessous de cette valeur, le patient est considéré comme séro-positif, c'est-à -dire qu'il est infecté par le virus, et peut le transmettre, sans pour autant avoir développé le sida.
En l'état actuel de la médecine, tout malade finit par mourir, là encore après un délai variable : les trithérapies actuellement proposée aux malades permettent de considérablement rallonger le delai d'apparition du SIDA-maladie (stade C), mais pas d'éradiquer le virus, et donc pas de guérir.
Le VIH est étroitement lié aux virus entraînant des maladies semblables au sida, chez les primates, et il est généralement admis que le virus VIH aurait été transféré de l'animal à l'homme au début du XXe siècle, bien que certaines preuves montrent que dans certains cas isolés, ce transfert se serait produit plus tà´t. La source animale ainsi que l'époque et le lieu exacts du premier transfert (ou des premiers transferts) ne sont pas connus. Un virus presque identique au VIH a été identifié chez des chimpanzés ; toutefois, rien ne permet d'affirmer que le transfert se soit fait des chimpanzés vers les humains, ni que les humains et les chimpanzés aient été infectés par une troisième source. Les études scientifiques ont suggéré que le virus serait apparu initialement en Afrique de l'Ouest, mais il est possible qu'il y ait eu plusieurs sources initiales distinctes, y compris en Amérique du Sud. Le premier exemplaire de virus VIH fut recueilli en 1959 dans l'actuelle République démocratique du Congo. Parmi les premiers échantillons recueillis, on compte également le cas du décès d'un Américain homosexuel en 1969, et d'un marin hétérosexuel norvégien en 1976.
Au début des années 1980, le SIDA s'est fortement repandu dans le milieu homosexuel, puis chez les toxicomanes en raison de leurs pratiques à haut risque de transmission du virus (respectivement, la sodomie et les échanges de seringues). S'emparant de la découverte, la presse a commencé par désigner le virus par la périphrase de « cancer gay », avant de revenir sur ce préjugé. C'est à la même période que de nombreux transfusés (notamment en France) sont contaminés par des lots de sang contenant le virus VIH. En quelques années, le virus va s'étendre pour finir par toucher toutes les couches de la population. Seul les campagnes d'information sur les comportements à risque, les méthodes de propagation de la maladie et surtout les moyens de protection permettront aux pays développés d'enrayer la progression (sans toutefois pouvoir la stopper). La prise de conscience générale doit aux populations homosexuelles son déploiement rapide ; en effet, de nombreux mouvements, tels que celui d'Act-Up, et des vedettes internationales ont forcé la visibilité, obligeant les dirigeants politiques à engager de véritables recherches scientifiques.
C'est aujourd'hui principalement les pays en voie de développement qui font les frais de ce virus qui fait des ravages au sein de certaines populations. Les raisons sont multiples et variées d'un pays à l'autre ; tourisme sexuel pour l'Asie du Sud-Est, culture valorisant le nomadisme sexuel et la polysexualité (Europe), absence d'information de la population sur les facteurs de risque de transmission (notamment en Afrique), manque de moyen ou de volonté pour faire de la prévention et informer les populations, voir refus d'admettre les faits. Certains estiment que des convictions religieuses interdisant l'utilisation des moyens de protection tel que le préservatif sont aussi en cause, même si ces conviction impliquent bien plus fortement la fidélité ou l'abstinence, moyens parfois peu utilisés bien que constituant en soi des freins encore plus puissants que le préservatif à la diffusion du VIH. Tous ces facteurs font du SIDA une maladie comme les autres.
Le sida détruits les lymphocytes T (notament T4 et T8), globules blancs qui participent au système immunitaire. Le malade devient donc progressivement plus sensibles aux infections même les plus bénignes, et finit par mourir d'une de ses maladies.
On trouve plusieurs classifications pour décrire la progression de la maladie, et l'affaiblissement du système immunitaire jusqu'au stade sida.
Classification en 4 phases de 1, 2, 3, 4
Durant le stade sida, ou stade 4, le malade est atteint par de nombreuses infections opportunistes, comme par exemple le sarcome de Kaposi (cancer), la pneumocystose (pneumonie), la tuberculose, etc. Ces infections sont généralement rares chez les personnes saines, mais sont très courantes chez les malades du sida. Elles finissent par causer la mort du malade.
Compte tenu du mode de transmission du sida (Cf. plus haut), l'infection par le virus VIH est très facilement évitable, à condition de respecter quelques précautions simples :
La prévention passe aussi par des campagnes de sensibilisation du public et des populations à risques, et par des manifestations culturelles (exemple en France, les Solidays) ou télévisuelles.
Il n'existe pas, à l'heure actuelle (2004), de remède connu au sida, et on dénombre de nombreux morts chaque jour, en particulier dans le tiers-monde o๠les traitements sont, soit inexistants, soit inabordables. Pour les traitements disponibles et en cours d'expérimentation, voir l'article sur le virus VIH. Des recherches continuent pour la mise au point d'un vaccin, mais les progrès dans ce domaine sont très lents.
Les séropositifs peuvent utiliser la trithérapie pour "ralentir" la progression du virus.
Les risques de transmision mère-enfant sont de 20%. A l'aide d'une térapie à l'AZT, nous sommes capable de réduire le risque à 7% (on peut réduire les risque à 2% en complètant le traitement AZT, mais cela implique la diminution de l'action de la "trithérapie" : donc la mère peut se sacrifier pour donner + de chance à son enfant!)
Certaines personnes et organisations (particulièrement en Afrique), refusent de croire en l'existence du sida, affirmant que ce n'est qu'un complot des pays occidentaux visant à affaiblir les pays en voie de développement. Ce négationisme n'a fait qu'aggraver la crise, empêchant tout dialogue et toute adoption de mesures préventives. Cette opinion a longtemps été très répandue au sein du gouvernement de l'African National Congress, en Afrique du Sud. Mais récemment, il semble que l'ANC ait commencé à abandonner ce négationisme.
Les derniers chiffres fournis par le rapport ONUSIDA 2004 estiment à
L'épidémie s'étend en Asie rapidement (plus d'un million de personnes ont été nouvellement contaminé dans cette région) et poursuit son expension en Europe orientale. En s'étendant aux pays les plus peuplés du monde, elle peut avoir des conséquences potentielles castastrophiques. Pour l'instant elle touche principalement les consommateurs de drogues injectables, les hommes homosexuels et les travailleurs sexuels et leurs partenaires.
Dans les pays occidentaux, le taux d'infection a quelque peu ralenti, grà¢ce aux campagnes de sensibilisation. Néanmoins, parmi certaines parties de la population telles que les jeunes homosexuels, le taux d'infection montre de légers signes d'un possible retour à la hausse. Cela constitue un problème majeur pour les professionnels de la santé publique. Le sida demeure également extrêmement problématique en ce qui concerne les prostitué(e)s illégaux(ales) et les toxicomanes. Le taux de décès a considérablement chuté, suite à l'utilisation de combinaisons (souvent appelées cocktails ou trithérapies) de médicaments anti-VIH ; ces traitements, bien qu'onéreux, se sont avérés relativement efficaces pour empêcher la maladie de s'aggraver chez un patient, sans toutefois jamais arriver à le guérir (il y a + de 5.000 personnes contaminées en Europe).
Toutefois, dans les pays du tiers-monde (surtout en Afrique sub-saharienne), les conditions économiques et le manque de campagnes de sensibilisation ont contribué à maintenir des taux d'infection élevés. Certains pays d'Afrique comptent actuellement jusqu'à 25 % de leur population active séropositive. Lorsque ces populations développeront effectivement le sida, elles deviendront inaptes au travail et nécessiteront des soins médicaux intensifs. De telles situations pourraient, à l'avenir, provoquer dans la région l'effondrement de certaines sociétés, la chute de gouvernements, augmentant d'autant plus la détresse de ces pays. Pendant des années, nombre de ces gouvernements ont nié l'existence de ce problème, et commencent seulement à y rechercher des solutions. Le manque de soins médicaux adéquats, l'ignorance vis-à -vis de la maladie et de ses causes, ainsi que le manque de moyens financiers pour éduquer et soigner sont actuellement les principales causes de décès par le sida dans les pays du tiers-monde.
Face à cette épidémie qui atteint de plus en plus de femmes et de jeunes, L'ONUSIDA estime qu'il faudrait mobiliser 20 milliards de dollars d'ici 2007 pour assurer la prévention et la prise en charge des malades dans les pays pauvres.
Historique de la problématique du sida
Les effets du sida
Classification en 3 stades A, B, C
Quelque soit la classification à laquelle on se réfère, la description du dernier stade reste identique.La prévention
Il existe aussi des préservatifs pour les femmes appelés fémidons. ;
Donc, sans préservatif, il faut éviter : la pénétration vaginale, la sodomie, la fellation, l'anulingus et le cunnilingus. Et ce, quelles que soient les orientations des personnes concernées (hétéro, gay, lesbienne).Les traitements
Le négationisme du sida
Le statut actuel
A partir de l'année 2002, le sida est considéré comme une pandémie globale, ne montrant aucun signe de ralentissement. Il est probable que le nombre total de victimes du sida sera comparable à celui d'autres calamités telles que la peste noire.
ce qui porte à plus de 20 millions le nombres de morts depuis le début de la maladie en 1981.Å’uvres traitant du sida et de l'infection VIH
Voir aussi