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Typographie

  

La typographie est l'art d'assembler des caractères mobiles afin de créer des mots, des phrases. Cette technique d'imprimerie a été mise au point vers 1440 par Gutenberg.

Les caractères typographiques sont réunis en familles (romain, à  empattements, fantaisie, etc.) puis en polices (Garamond, Times, Caravelle, Helvetica...) ou fontes. Ils sont distribués dans des tiroirs à  cases appelés casses. Chaque case s'appelle le cassetin.

Sommaire
1 Histoire de la typographie
2 Les règles de l'art typographique
3 Voir aussi

Histoire de la typographie

D'un point de vue technique, cet art a peu évolué au fil du temps. Les premiers jeux de caractères étaient en bois, gravés à  la main (xylographie). Rapidement, ils ont été fondus avec un alliage de plomb (70%), d'antimoine (25%) et d'étain (5%) dans des matrices. L'ouvrier typographe se servait d'un composteur sur lequel il alignait les caractères, lus à  l'envers mais de gauche à  droite, piochés dans une boîte appelée « casse Â». Les caractères du haut de la casse étaient appelés les capitales (majuscules) et ceux du bas — les minuscules —, les bas-de-casse. Le composteur permettait d'assurer la justification de la ligne, c'est-à -dire sa longueur. Entre chaque mot, on insérait une espace (ce mot est féminin lorsqu'il désigne l'objet en plomb, de même qu'interligne, languette de plomb ou de bois s'intercalant entre chaque ligne) et on complétait en insérant des espaces fines entre les lettres afin d'en parfaire la justification. Une fois la ligne composée, on la plaçait dans une forme en fonte et on procédait de même avec les suivantes. La composition achevée, on calait le tout avec des noix de serrage afin de pouvoir caler la forme en presse.

La typographie a été ensuite semi-automatisée (Ludlow, composition manuelle puis fonte de la ligne-bloc) puis automatisée (Linotype, composition sur un clavier puis fonte de la ligne-bloc) afin de fondre directement les lignes composées d'un seul tenant.

Aujourd'hui encore, des ateliers de typographie existent un peu partout, car la typographie permet de faire certains petits travaux de ville (cartes de visite, papier à  lettre) à  moindre coà»t ainsi que des découpes et rainages.

Les règles de l'art typographique

On ne s'improvise pas typographe. C'est un art et comme tout art, il a ses règles et ses contraintes. Le métier est encadré par des règles qui sont regroupées dans le Code typographique édité par la Chambre typographique et réactualisé chaque année (voir à  ce sujet la page interne Conventions typographiques). Certaines règles sont par ailleurs rappelées pour la composition de ces articles. Le Code typographique s'applique bien évidemment à  toute composition, qu'elle soit mécanique (typographie) ou informatique (PAO, traitement de texte). Ainsi, le Code typographique enseigne à  bien utiliser les abréviations (on abrégera monsieur par M. et non Mr, qui est l'abréviation de l'anglais mister), l'utilisation intelligente et à  bon escient des capitales et bas-de-casse (ne pas abuser de la profusion de majuscules dans un titre), l'écriture de nombres « au long Â» et non en chiffres, sauf dans certains cas, etc.

Le Code typographique lève ainsi les doutes sur la façon de coucher sur le papier les termes et les symboles. Malheureusement trop souvent bafoué, le Code typographique permet de faire des compositions homogènes (on ne doit pas trouver deux façons différentes d'écrire une même chose dans un même ouvrage, dite « marche typographique Â»), respectant certaines règles et certaines conventions prises au fil du temps par des équipes de correcteurs et typographes depuis des siècles.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Bibliographie :