Vagin
Le vagin (du mot Latin vagina, « fourreau ») est le tractus tubulaire qui relie l'utérus à l'extérieur du corps chez les mammifères femelles, ou qui le rélie au cloaque chez les oiseaux et reptiles femelles. Les insectes et d'autres invertébrés ont un vagin, qui est la partie terminale de l'oviducte.
Mammifères
Chez les mammifères, l'ouverture externe du vagin se trouve dans la vulve, en arrière de l'orifice de l'urètre (méat urinaire). Une membrane, l'hymen, se trouve dans plusieurs espèces de mammifères dont les humains. L'hymen clà´t le vagin partiellement de la naissance jusqu'à ce qu'il soit rompu; ceci peut avoir lieu soit par le premier coà¯t, soit par un autre incident comme une examen médical, une blessure, des exercices sportifs (très rarement), l'introduction d'un objet, etc.
Le vagin a plusieurs fonctions :
- l'évacuation des règles dans les espèces qui en ont;
- l'admission du pénis du mà¢le lors du coà¯t, et l'introduction ainsi des spermatozoà¯des du mà¢le (contenus dans le sperme) pour assurer la fertilisation des ovules de la femelle;
- la sortie du fÅ“tus de l'utérus à la fin de la gestation, afin qu'il puisse commencer sa vie hors du corps de la mère (l'accouchement chez l'être humain, la mise bas chez les animaux). L'ensemble de structures permettant la sortie du fÅ“tus s'appelle la filière pelvigénitale.
Humains
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1. trompe de Fallope 2. vessie 3. symphyse pubienne 4. ligaments vésico-pubiens 5. clitoris 6. petite lèvre 7. vagin |
8. ovaire 9. péritoine sigmoà¯de 10. uterus 11. cul-de-sac vaginal 12. col de l'utérus 13. rectum 14. anus |
Anatomie sexuelle interne de la femme
| La vulve |
Les parois de ce tube fibromusculaire sont des muqueuses capables de se lubrifier lors de l'excitation sexuelle. Pour la plupart des femmes, le vagin interne est une partie fortement érogène, tout comme le clitoris externe ; ces femmes peuvent parfois orgasmer par stimulation du vagin. Une surface particulièrement érogène dans le vagin serait le "point G", zone histologiquement riche en terminaison nerveuse, se trouvant sur la partie supérieure du vagin, vers l'os pubien. Cependant, aucune démonstration n'a pu être apportée d'un rapport entre la zone anatomique plus riche et un plaisir plus grand, prouvant une fois de plus à ceux qui en doutaient la complexité du plaisir féminin.
Outre l'introduction du pénis, de doigts ou d'objets lors de pratiques sexuelles, une grande partie des femmes introduisent un tampon hygiénique dans leur vagin pendant leurs menstruations afin d'arrêter l'épanchement sanguin. Le tampon, se chargeant en sang, doit être régulièrement changé. Citons également l'usage de diaphragmes contraceptifs (dispositif placé sur le col de l'utérus et le bouchant) et d'ovules vaginales (sortes de suppositoires placés dans le vagin), à but thérapeutique, contraceptif ou lubrifiant. Enfin, on pratique parfois la douche vaginale, à savoir le lavage du vagin à l'aide d'eau ou de solutions désinfectantes ou thérapeutiques introduite par une canule; cette pratique, autrefois utilisée comme un incertain moyen contraceptif, est actuellement déconseillée sauf sous avis médical, la douche vaginale ayant un intérêt contraceptif très douteux et risquant plus de déséquilibrer l'équilibre bactérien du vagin que de l'entretenir. Le vagin ne nécessite en effet aucun nettoyage, sauf maladie.
L'examen gynécologique du vagin et le frottis cervical se pratiquent à l'aide d'un spéculum.